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Budget : « Est-on vraiment à 0,02 ou 0,05 % près ? »

Le Vif

Plusieurs des principaux ministres du gouvernement sont d’avis que la Belgique évitera une amende pour déficit excessif de la Commission européenne bien que ce déficit a finalement dépassé les 3 % du PIB en 2012.

Selon des chiffres du Bureau du plan, le déficit de l’année dernière n’a finalement pas atteint 2,96 % comme annoncé précédemment, mais un peu plus de 3 %, sans compter l’effet de la décision d’Eurostat obligeant la Belgique à y intégrer également l’injection de capital dans Dexia, qui n’est toutefois pas considérée comme structurelle.

À son arrivée au Lambermont, le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo, dont le parti siège dans l’opposition au Parlement flamand, a souligné qu’on pouvait retenir deux éléments des derniers chiffres du Bureau du plan: un déficit plus important que prévu au niveau des Régions, Communautés, et entités locales, et la non prise en compte de la problématique des compétences usurpées.

« Il faut absolument éviter l’amende »

En principe, un dépassement des 3 % de déficit expose la Belgique à une sanction européenne. Mais le gouvernement veut croire qu’on l’évitera. « Est-on vraiment à 0,02 ou 0,05 % près ? Je ne le pense pas », a commenté Johan Vande Lanotte (sp.a). Ce dernier a par ailleurs fait observer qu’une éventuelle amende n’impliquerait pas forcément le paiement d’un montant. Celui-ci peut par exemple être gelé sur un compte dont l’État percevrait les intérêts, a-t-il dit.

Alexander De Croo a pour sa part estimé qu’il fallait absolument éviter cette amende « afin de démontrer que l’effort consenti en 2012 n’était pas le fruit du hasard ». Le vice-premier ministre libéral a redit son plaidoyer en faveur de mesures structurelles.

Des « mesures structurelles nécessaires »

Le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) a dit croire que l’amende était évitable à condition que le gouvernement y mette du sien en la préparation de la trajectoire budgétaire à l’horizon 2016. Il faudra dès à présent prendre les « mesures structurelles nécessaires », a-t-il dit, ce qui, selon lui, n’empêche pas non plus du « one shot ».

Le vice-premier ministre CD&V Pieter De Crem a assuré que le gouvernement savait « ce que l’Europe attendait de lui et quelles mesures structurelles étaient nécessaires ». Pour le vice-premier ministre MR Didier Reynders, « il est parfaitement possible d’éviter une amende avec une trajectoire correcte en 2013 et 2014 ». Le point « le plus important est qu’il faut prendre des mesures structurelles », a-t-il dit.

Laurette Onkelinx (PS) et Melchior Wathelet (cdH) sont entrés en réunion sans faire de commentaire. Les travaux seront interrompus durant la séance plénière de la Chambre et reprendront à l’issue des travaux parlementaires.

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