Le général-major Frederik Vansina lance des messages implicites. © NICOLAS LAMBERT/Belgaimage

Bombardiers russes interceptés : une com’ de haut vol

Olivier Rogeau
Olivier Rogeau Journaliste au Vif/L'Express

Percutante, la com du général-major Frederik Vansina, patron de la composante Air de l’armée belge. Le 15 janvier, deux F-16 belges ont intercepté deux bombardiers russes au-dessus de la mer du Nord.

L’incident n’est pas considéré comme grave, les Tupolev Blackjack n’ayant pas violé l’espace aérien du Benelux. Mais le général a saisi l’occasion pour rappeler que les relations se dégradent entre Moscou et l’Ouest depuis l’annexion de la Crimée par la Russie et que les démonstrations de force russes se multiplient.

Message implicite, alors que le gouvernement Michel planche sur le dossier du remplacement du F-16 : une force aérienne belge efficace est plus utile que jamais en ces temps de provocations russes.

Fin décembre, au moment de tirer les enseignements de la campagne militaire belge en Irak et en Syrie, Vansina a été plus loin encore : il a martelé que la Belgique devait investir dans une nouvelle génération d’avions – implicitement, le F-35 américain – pour pouvoir pénétrer dans les zones où l’armée russe dispose de puissantes batteries antiaériennes (en Syrie, en Crimée et dans l’enclave de Kaliningrad), espaces aériens où, actuellement, les F-16 belges ne peuvent voler que si les Russes le permettent.

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