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« Avec 10% de voitures en moins, nous éliminons les embouteillages »

Le Vif

Plusieurs personnalités politiques bruxelloises ont participé jeudi soir à un débat organisé par les organisations patronales UCM et Unizo dans la capitale. La redevance kilométrique et une zone de police unique étaient au coeur des discussions.

Tous les partis étaient représentés: Bianca Debaets (CD&V), Gilles Vanden Borre (Ecolo), Guy Vanhengel (Open Vld), Bernard Clerfayt (DéFI), Pascal Smet (One.Brussels/sp.a), Philippe Close (PS), Cieltje Van Achter (N-VA), Elke Van den Brandt (Groen), Vincent Dewolf (MR), Claud Moniquet (Liste Destexhe) et Rachid Azaoum (cdH).

La mobilité était le premier thème évoqué. Unizo et l’Union des classes moyennes se positionnent pour une redevance kilométrique intelligente qui remplacerait l’actuelle taxe de circulation. Le ministre bruxellois de la Mobilité sortant Pascal Smet (SP.A) est également un défenseur de l’idée, qu’il dirige avant tout vers les navetteurs. « Nous devons les pousser à être plus nombreux dans les voitures. Lorsque vous conduisez seul, vous payez pour la classe business, et si vous partagez la voiture, vous payez pour la classe économie », a-t-il illustré. « Avec 10% de voitures en moins, nous éliminons les embouteillages. »

La redevance kilométrique intelligente est accueillie favorablement par le PS, le cdH, Open Vld et Défi.

« Le réseau RER a été retardé et fait en sorte que les gens ont trop peu d’alternatives », a ajouté Elke Van den Brandt, tête de liste Groen pour le parlement bruxellois.

Vincent De Wolf (MR), s’est quant à lui farouchement opposé au concept. « Une redevance kilométrique n’est pas intelligente. La taxe de circulation doit être remplacée par un éco-score. Les voitures les plus polluantes paieraient plus, conformément au principe de pollueur-payeur. »

Venait ensuite le thème de la sécurité et des zones de police. Tandis que la N-VA se positionne pour une fusion en une seule zone, Vincent De Wolf (MR) et Bernanrd Clerfayt (Défi) se sont montrés contre. Philippe Close (PS) est resté plus neutre, rappelant que les différentes zones avaient réussi à gérer les manifestations des gilets jaunes.

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