"L'efficacité du vaccin contre les hospitalisations augmente après l'injection de la dose de rappel", atteignant 85% un à deux mois suivant cette seconde injection, selon l'étude publiée jeudi sur le site de pré-publication medRxiv.

L'étude, qui n'a pas encore été examinée par des pairs, a été menée par le Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC) sur des personnels soignants du 15 novembre au 20 décembre.

Près d'un demi-million de soignants sud-africains avaient préalablement reçu une dose du vaccin de J&J dans le cadre d'essais cliniques, puis une partie d'entre eux a ensuite reçu une dose de rappel, entre six et neuf mois après la première injection.

L'efficacité du rappel contre Omicron a été déterminée en comparant un groupe de 69.000 soignants ayant reçu ce rappel, avec des individus non vaccinés, et ce dans les neuf provinces du pays.

La protection conférée contre les hospitalisations a augmenté avec le temps, passant de 63% entre zéro et 13 jours après la piqûre de rappel, à 85% un à deux mois plus tard.

"Ces données sont importantes compte-tenu de la dépendance croissante (à ce vaccin) en Afrique", ont écrit les auteurs de l'étude.

"L'efficacité du vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson reste forte et stable dans le temps y compris contre les variants en circulation tels que Omicron et Delta", s'est félicité le laboratoire américain dans un communiqué.

Plus tôt en décembre, une autre étude sud-africaine a démontré que le vaccin du laboratoire américain Pfizer protégeait à 70% contre les cas graves de la maladie liée à Omicron -- mais avec deux doses. Des résultats d'efficacité de Pfizer avec trois doses n'ont pas encore été publiés.

Comparaison avec Pfizer

Johnson & Johnson a par ailleurs communiqué sur les résultats d'une deuxième étude, portant sur quelques dizaines de personnes d'abord vaccinées avec Pfizer, afin de comparer sur elles l'effet d'un rappel de Johnson & Johnson par rapport à une troisième dose de Pfizer.

Deux semaines après la troisième piqûre, le rappel de Pfizer produisait davantage d'anticorps neutralisants contre Omicron que celui de J&J. Mais quatre semaines plus tard, les anticorps du rappel de Pfizer diminuaient pour n'être plus multipliés que par 17, tandis que ceux de J&J avaient continué à augmenter, jusqu'à être multipliés par 41.

Le rappel de Johnson & Johnson multipliait également davantage que celui de Pfizer le nombre de lymphocytes T -- des cellules cruciales dans la défense de l'organisme contre le virus.

Ces résultats combinés constituent une bonne nouvelle pour J&J, qui avait subi un coup très dur pour son image début décembre, lorsque les Etats-Unis ont recommandé de privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna par rapport à celui de Johnson & Johnson.

Cette décision américaine se fondait sur le risque accru de thrombose (formation de caillots sanguins) après la vaccination avec Johnson & Johnson, ayant provoqué plusieurs décès.

Les autorités sanitaires avaient toutefois souligné que, dans le cas où aucun autre vaccin ne serait disponible, le vaccin de "J&J" présentait toujours davantage de bénéfices face au Covid-19 que de risques.

"L'efficacité du vaccin contre les hospitalisations augmente après l'injection de la dose de rappel", atteignant 85% un à deux mois suivant cette seconde injection, selon l'étude publiée jeudi sur le site de pré-publication medRxiv.L'étude, qui n'a pas encore été examinée par des pairs, a été menée par le Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC) sur des personnels soignants du 15 novembre au 20 décembre. Près d'un demi-million de soignants sud-africains avaient préalablement reçu une dose du vaccin de J&J dans le cadre d'essais cliniques, puis une partie d'entre eux a ensuite reçu une dose de rappel, entre six et neuf mois après la première injection. L'efficacité du rappel contre Omicron a été déterminée en comparant un groupe de 69.000 soignants ayant reçu ce rappel, avec des individus non vaccinés, et ce dans les neuf provinces du pays.La protection conférée contre les hospitalisations a augmenté avec le temps, passant de 63% entre zéro et 13 jours après la piqûre de rappel, à 85% un à deux mois plus tard."Ces données sont importantes compte-tenu de la dépendance croissante (à ce vaccin) en Afrique", ont écrit les auteurs de l'étude."L'efficacité du vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson reste forte et stable dans le temps y compris contre les variants en circulation tels que Omicron et Delta", s'est félicité le laboratoire américain dans un communiqué. Plus tôt en décembre, une autre étude sud-africaine a démontré que le vaccin du laboratoire américain Pfizer protégeait à 70% contre les cas graves de la maladie liée à Omicron -- mais avec deux doses. Des résultats d'efficacité de Pfizer avec trois doses n'ont pas encore été publiés.Comparaison avec PfizerJohnson & Johnson a par ailleurs communiqué sur les résultats d'une deuxième étude, portant sur quelques dizaines de personnes d'abord vaccinées avec Pfizer, afin de comparer sur elles l'effet d'un rappel de Johnson & Johnson par rapport à une troisième dose de Pfizer.Deux semaines après la troisième piqûre, le rappel de Pfizer produisait davantage d'anticorps neutralisants contre Omicron que celui de J&J. Mais quatre semaines plus tard, les anticorps du rappel de Pfizer diminuaient pour n'être plus multipliés que par 17, tandis que ceux de J&J avaient continué à augmenter, jusqu'à être multipliés par 41.Le rappel de Johnson & Johnson multipliait également davantage que celui de Pfizer le nombre de lymphocytes T -- des cellules cruciales dans la défense de l'organisme contre le virus. Ces résultats combinés constituent une bonne nouvelle pour J&J, qui avait subi un coup très dur pour son image début décembre, lorsque les Etats-Unis ont recommandé de privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna par rapport à celui de Johnson & Johnson. Cette décision américaine se fondait sur le risque accru de thrombose (formation de caillots sanguins) après la vaccination avec Johnson & Johnson, ayant provoqué plusieurs décès.Les autorités sanitaires avaient toutefois souligné que, dans le cas où aucun autre vaccin ne serait disponible, le vaccin de "J&J" présentait toujours davantage de bénéfices face au Covid-19 que de risques.