Les confinements à répétition, le télétravail et l'école à distance ont confirmé ce que plusieurs scientifiques avançaient déjà: le manque d'exposition à la lumière naturelle et le fait de regarder nos écrans de trop près abîment notre vue, en particulier celle des enfants.
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Les confinements à répétition, le télétravail et l'école à distance ont confirmé ce que plusieurs scientifiques avançaient déjà: le manque d'exposition à la lumière naturelle et le fait de regarder nos écrans de trop près abîment notre vue, en particulier celle des enfants. Une étude chinoise a montré qu'après seulement quatre mois de confinement en 2020, la proportion d'enfants myopes âgés de 6 ans avait plus que triplé. La meilleure façon de prévenir cette maladie est d'envoyer les enfants jouer à l'extérieur au moins deux heures par jour. C'est ce qui se fait à Taïwan, où l'on constate une réduction de 10% de la myopie chaque année. La myopie ne constitue pas seulement un handicap: en abîmant la rétine, elle prépare le terrain à toute une série de troubles de la vision, potentiellement graves, survenant vers la soixantaine (décollement de la rétine, glaucome, cataracte...). De nombreux outils existent pour venir en aide aux myopes. Mais les verres correcteurs pour enfants mis au point par l'école polytechnique de Hong Kong, en collaboration avec la firme japonaise Hoya, paraissent révolutionnaires: ils corrigent l'acuité visuelle en agissant sur l'élongation de l'oeil, l'une des causes principales de la myopie. Leur but n'est pas de guérir mais de freiner l'évolution de la maladie afin d'éviter les complications liées à l'âge. En ophtalmologie, c'est la plus grande innovation depuis l'invention des verres progressifs... il y a soixante ans.