Pratiquement tous les enfants touchés par cette étrange maladie sont originaires e l'ex-URSS et de l'ex-Yougoslavie. Beaucoup sont Roms ou Oïgours, rapporte le New Yorker qui a enquêté sur place.

Environ 400 enfants âgés entre 8 et 15 ans sont tombés dans un coma de longue durée après avoir appris que leur permis de séjour avait été refusé et qu'ils allaient être expulsés. Pourtant, ces patients n'avaient aucun antécédent de maladie physique ou neurologique qui aurait pu expliquer ce coma. "Ils semblent avoir perdu la volonté de vivre", raconte la journaliste du New Yorker, Rachel Aviv.

Le New Yorker raconte le cas de Georgi, un enfant parfaitement intégré dans son pays d'accueil et très heureux. Lorsque leur demande d'asile avait été refusée, il a cessé de parler le russe, reprochant à ses parents de ne pas avoir appris le suédois.

Ses parents ont fait appel pour tenter une nouvelle fois d'obtenir leurs papiers, mais lorsque le couperet est tombé, Georgi a lu la lettre, l'a laissée tomber par terre est monté dans sa chambre et s'est allongé sur son lit. Il a affirmé qu'il avait l'impression que son corps était devenu liquide et qu'il avait une irrépressible envie de fermer les yeux. Avaler de la nourriture était devenu un effort insurmontable pour lui.

Au bout de plusieurs jours dans cet état, ses parents ont dû se résigner à la faire intuber pour qu'il soit nourri par sonde et hospitalisé. Georgi n'a montré aucune résistance lors des examens et a été diagnostique du syndrome de résignation, une maladie qui n'existe qu'en Suède parmi les réfugiés.

L'opinion au sein de la communauté médicale a convergé vers la théorie selon laquelle la maladie est une réaction à deux traumatismes : le harcèlement dans le pays d'origine des enfants et la crainte, après s'être acclimaté à la société suédoise, du retour.

En 2005, plusieurs enfants ont été expulsés alors qu'ils étaient toujours dans le coma. Mais le gouvernement a été obligé d'adoucir sa politique a été après des protestations de l'opinion publique suédoise. Même le roi est intervenu pour dire que c'était inacceptable.

Le traitement le plus efficace pour ces enfants apathiques serait l'obtention de l'asile permanent, selon un rapport sur cette maladie publié en 2013. Les médecins y affirment que personne ne peut vivre sans réel sentiment de sécurité qui se traduit en suédois par un mot qui recouvre une réalité plus large : la confiance, le sentiment d'appartenance, l'absence de danger, l'anxiété et la peur, détaille le New Yorker.

À ce jour, de nouveaux cas sont toujours diagnostiqués en Suède, même si leur nombre a diminué depuis que la Suède a assoupli sa loi sur l'immigration. Personne ne sait pourquoi ce syndrome est spécifique à la Suède. Un médecin pose la question : "est-ce parce qu'il n'y a qu'en Suède que la maladie est étudiée ?" Selon lui, il doit exister d'autre cas ailleurs dans le monde.

En 2016, lorsque les parents de Georgi ont enfin obtenu l'asile permanent, il est progressivement sorti de sa léthargie.

Georgi a expliqué qu'il se trouvait dans une boîte en verre avec des murs fragiles, au fond de l'océan. S'il s'était mis à parler ou bouger, cela aurait créé une vibration qui aurait brisé le verre, pensait-il. "L'eau se serait engouffrée et m'aurait tué". Il était enfermé dans son propre cerveau.

Pratiquement tous les enfants touchés par cette étrange maladie sont originaires e l'ex-URSS et de l'ex-Yougoslavie. Beaucoup sont Roms ou Oïgours, rapporte le New Yorker qui a enquêté sur place. Environ 400 enfants âgés entre 8 et 15 ans sont tombés dans un coma de longue durée après avoir appris que leur permis de séjour avait été refusé et qu'ils allaient être expulsés. Pourtant, ces patients n'avaient aucun antécédent de maladie physique ou neurologique qui aurait pu expliquer ce coma. "Ils semblent avoir perdu la volonté de vivre", raconte la journaliste du New Yorker, Rachel Aviv.Le New Yorker raconte le cas de Georgi, un enfant parfaitement intégré dans son pays d'accueil et très heureux. Lorsque leur demande d'asile avait été refusée, il a cessé de parler le russe, reprochant à ses parents de ne pas avoir appris le suédois. Ses parents ont fait appel pour tenter une nouvelle fois d'obtenir leurs papiers, mais lorsque le couperet est tombé, Georgi a lu la lettre, l'a laissée tomber par terre est monté dans sa chambre et s'est allongé sur son lit. Il a affirmé qu'il avait l'impression que son corps était devenu liquide et qu'il avait une irrépressible envie de fermer les yeux. Avaler de la nourriture était devenu un effort insurmontable pour lui.Au bout de plusieurs jours dans cet état, ses parents ont dû se résigner à la faire intuber pour qu'il soit nourri par sonde et hospitalisé. Georgi n'a montré aucune résistance lors des examens et a été diagnostique du syndrome de résignation, une maladie qui n'existe qu'en Suède parmi les réfugiés. L'opinion au sein de la communauté médicale a convergé vers la théorie selon laquelle la maladie est une réaction à deux traumatismes : le harcèlement dans le pays d'origine des enfants et la crainte, après s'être acclimaté à la société suédoise, du retour.En 2005, plusieurs enfants ont été expulsés alors qu'ils étaient toujours dans le coma. Mais le gouvernement a été obligé d'adoucir sa politique a été après des protestations de l'opinion publique suédoise. Même le roi est intervenu pour dire que c'était inacceptable. Le traitement le plus efficace pour ces enfants apathiques serait l'obtention de l'asile permanent, selon un rapport sur cette maladie publié en 2013. Les médecins y affirment que personne ne peut vivre sans réel sentiment de sécurité qui se traduit en suédois par un mot qui recouvre une réalité plus large : la confiance, le sentiment d'appartenance, l'absence de danger, l'anxiété et la peur, détaille le New Yorker. À ce jour, de nouveaux cas sont toujours diagnostiqués en Suède, même si leur nombre a diminué depuis que la Suède a assoupli sa loi sur l'immigration. Personne ne sait pourquoi ce syndrome est spécifique à la Suède. Un médecin pose la question : "est-ce parce qu'il n'y a qu'en Suède que la maladie est étudiée ?" Selon lui, il doit exister d'autre cas ailleurs dans le monde. En 2016, lorsque les parents de Georgi ont enfin obtenu l'asile permanent, il est progressivement sorti de sa léthargie. Georgi a expliqué qu'il se trouvait dans une boîte en verre avec des murs fragiles, au fond de l'océan. S'il s'était mis à parler ou bouger, cela aurait créé une vibration qui aurait brisé le verre, pensait-il. "L'eau se serait engouffrée et m'aurait tué". Il était enfermé dans son propre cerveau.