Utiliser les bonnes odeurs pour perturber les habitudes tabagiques ? C'est ce que proposent des chercheurs de l'Université de Pittsburgh dans leur nouvelle étude. L'équipe a en effet constaté que l'aromathérapie pouvait perturber les fringales causées par la vision et/ou le reniflement d'une cigarette."Cela offrirait une méthode distincte et nouvelle, et nos résultats à cette fin sont prometteurs", estime ...

Utiliser les bonnes odeurs pour perturber les habitudes tabagiques ? C'est ce que proposent des chercheurs de l'Université de Pittsburgh dans leur nouvelle étude. L'équipe a en effet constaté que l'aromathérapie pouvait perturber les fringales causées par la vision et/ou le reniflement d'une cigarette."Cela offrirait une méthode distincte et nouvelle, et nos résultats à cette fin sont prometteurs", estime le Dr Michael Sayette, auteur principal de l'étude publiée dans le Journal of Abnormal Psychology.Un arôme qui fait la différencePour leur test, les chercheurs ont recruté 232 fumeurs. Dans un premier temps, ils leur ont demandé de classer leurs odeurs préférées, parmi lesquelles on retrouvait notamment de la pomme, de la menthe poivrée et du citron. Une fois cela fait, les odeurs les mieux classées ont ensuite été utilisées lors de différents tests avec les fumeurs. Ces derniers ont en effet été invités à tenir une cigarette allumée, sans la fumer, et à évaluer leurs envies de la porter à la bouche, avant et après avoir senti leur arôme préféré.Les résultats sont indéniables : même chez les personnes qui ne souhaitaient pas arrêter de fumer, l'intensité de leurs envies diminuait de 23 % lorsqu'on leur présentait un contenant avec leur odeur préférée, comparé à 14 % lorsqu'on leur tendait un contenant vide.23% de Belges fumentDans cette lutte contre le tabagisme, la Belgique a encore beaucoup de boulot : malgré une légère tendance à la baisse, le taux de fumeurs s'élève à 23%, ce qui reste "énorme", soulignait en mai 2018 le Dr Anne Boucquiau. "Surtout quand on sait ce que cela implique. Des études ont démontré qu'en moyenne, un fumeur perd 8 ans de vie. En parallèle, il y a aussi une perte d'années de vie en bonne santé. On parle, pour les fumeurs, d'une moyenne de 6 années de vie avec des incapacités ou maladies chroniques liées au tabagisme".Il est donc primordial de trouver des solutions, mais aussi des alternatives à la nicotine, dont les effets sont trop souvent temporaires et les rechutes fréquentes.