Après une semaine pilote, la campagne de vaccination belge contre le covid-19 commence officiellement ce mardi 5 janvier. L'objectif est, dans un premier temps, de vacciner l'ensemble des résidents et du personnel des maisons de repos en janvier et février. Plus de 15.000 francophones ont accepté de se faire vacciner cette semaine, dans les maisons de repos en Wallonie et à Bruxelles.
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Après une semaine pilote, la campagne de vaccination belge contre le covid-19 commence officiellement ce mardi 5 janvier. L'objectif est, dans un premier temps, de vacciner l'ensemble des résidents et du personnel des maisons de repos en janvier et février. Plus de 15.000 francophones ont accepté de se faire vacciner cette semaine, dans les maisons de repos en Wallonie et à Bruxelles.Mais combien de temps faudra-t-il attendre avant que ce programme de vaccination ne fasse une réelle différence, et surtout quels indicateurs faut-il tenir à l'oeil pour mesure son efficacité.Simplement vérifier la variation des nouveaux cas de covid ne donnera pas d'indication quant à l'impact du vaccin sur le virus. Il est donc inutile d'attendre une baisse notable des contaminations dans les prochains mois.Et pour cause : le vaccin permet aux personnes de ne pas développer de forme grave de la maladie, mais pour ce qui est de savoir si le vaccin empêche d'attraper le virus, rien n'est encore certain. Une personne vaccinée pourrait très bien transmettre le virus, si l'on en croit les recherches actuelles.Nous pourrions donc assister à une baisse des contaminations en février, mais difficile de savoir si cette baisse serait due au vaccin, au respect des gestes barrière ou à d'autres facteurs. À l'inverse, le nombre de cas pourrait augmenter en février, ce qui pourrait nous mener à croire que le vaccin n'est pas efficace. Mais cette augmentation pourrait simplement être liée à d'autres facteurs, et aurait potentiellement été plus élevée sans le vaccin. À court terme, le simple fait de regarder les tendances générales ne nous donnera pas de réponses concrètes quant à l'efficacité du vaccin.Pour tenter de vérifier si le vaccin a bien un impact bénéfique, l'Université de Bristol a lancé une première étude-témoin post-vaccination. Les médecins compareront des personnes souffrant de pneumonie et testées positives au Covid-19 avec des patients atteints de pneumonie mais dont le test est négatif."Nous mesurerons ensuite les taux de vaccination au sein de ces deux groupes" a indiqué à l'Observer l'un des chercheurs qui dirigent l'étude, le professeur Adam Finn. "Cela nous permettra d'analyser l'efficacité des vaccins, car vous vous attendez à voir qu'une proportion beaucoup plus grande de personnes qui tombent malades sont celles qui ne sont pas vaccinées. "Cette étude ainsi que d'autres essais similaires devraient fournir les premiers signes d'efficacité du vaccin.Sur le plus long terme, l'indicateur le plus pertinent est le taux d'hospitalisations et de décès. Après plusieurs mois, les chercheurs pourront juger de l'efficacité du vaccin lorsque le nombre d'hospitalisations et de décès diminuera régulièrement jusqu'à atteindre des niveaux suffisamment bas pour garantir aux scientifiques que c'est bien un vaccin anti-covid qui produit de réels résultats et que d'autres facteurs ne sont pas impliqués.In fine, seuls le temps et la recherche permettront donc de vérifier l'efficacité du vaccin. D'autant que la durée de protection apportée par le vaccin n'est pas encore établie à ce jour...