Travailler cinq jours par semaine, c'est parfois avoir l'impression de courir un marathon. "Métro, boulot, dodo", cette routine quotidienne laisse peu de temps à la détente et la relaxation. Et le télétravail n'a certainement pas arrangé les choses : quand nous ne sommes pas dans les transports, nous travaillons.
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Travailler cinq jours par semaine, c'est parfois avoir l'impression de courir un marathon. "Métro, boulot, dodo", cette routine quotidienne laisse peu de temps à la détente et la relaxation. Et le télétravail n'a certainement pas arrangé les choses : quand nous ne sommes pas dans les transports, nous travaillons.Le débat sur la réduction du temps de travail revient d'ailleurs régulièrement sur la table des négociateurs politiques. Passer à une semaine de quatre jours, utopie ou réalité ? Cette question épineuse divise encore et toujours en Belgique.Supposons néanmoins que nous supprimions un jour de travail, lequel choisir ? Le lundi ou le vendredi, pour allonger le week-end ? Ou un autre jour pour diviser la semaine en deux ? Si le lundi est considéré par beaucoup comme "le pire jour de la semaine", le mercredi a ses propres détracteurs. Et pour cause : la semaine est déjà bien entamée, mais elle est encore loin d'être terminée. L'attente du week-end est parfois longue, trop longue.Et cela, les pays scandinaves l'ont bien compris. S'ils n'ont pas supprimé une journée de travail, les Suédois, les Norvégiens et les Finlandais ont néanmoins adopté un concept particulier qui les encourage à se détendre le mercredi soir, comme ils le feraient un samedi. En Suède et en Norvège, ce jour a été baptisé le "Lillördag" - c'est-à-dire le "Little Saturday" ou "petit samedi". En Finlande, on parle plutôt de "pikkulauantai".Percevoir le mercredi comme un petit samedi peut rendre la semaine de travail plus supportable. "On peut se motiver avec des petits objectifs à atteindre durant la semaine, pour lesquels on obtient alors une récompense... et surtout on ne perd pas totalement le contexte et la structure dont nous avons besoin [pour travailler] ", explique Constanze Leineweber, professeur agrégé à l'Institut de recherche sur le stress de l'Université de Stockholm, dans des propos repris par la BBC.Rien de tel que de sortir au restaurant ou se réunir entre amis pour recharger ses batteries et garder le moral. Alors pourquoi attendre le week-end pour profiter d'un petit break ?Surtout en temps de pandémie ! Avec l'instauration du travail à distance, le covid a brouillé les frontières entre vie professionnelle et vie privée. Certains se sont mis à faire des heures supplémentaires, même le week-end. Adopter cette tradition nordique pourrait être la solution idéale pour rééquilibrer cette routine angoissante et fatigante. Elle permet de rompre la banalité du quotidien, et de pimenter un peu notre vie.Et si on ne peut pas véritablement sortir et se rencontrer dans un bar en cette période un peu sombre, il n'est pas impossible de jouir d'un "petit samedi" bien à soi. Un petit e-pero entre amis ou une soirée jeux de société en famille font déjà toute la différence. Le tout est de prendre du temps pour soi, pour se détendre et en profiter.