Suite aux mutations du coronavirus, plusieurs entreprises délivrant les vaccins ont évoqué l'idée d'adapter leur composition. Est-ce réellement le cas?

Pfizer & Moderna

Interrogé par Libération, le laboratoire Pfizer assure que le vaccin mis en circulation au début de l'épidémie est toujours celui utilisé aujourd'hui. L'entreprise spécifie qu'elle continue des tests en laboratoire afin d'analyser le pouvoir neutralisant du vaccin sur les variants qui émergent. Pfizer affirme que les résultats sont rassurants puisque chaque variant est neutralisé par les patients ayant reçu les deux doses de leur vaccin.

Si les résultats des tests sont probants, l'entreprise pharmaceutique américaine travaille toutefois à une version actualisée du vaccin qui cible le variant Delta, dont l'expansion virulente préoccupe le monde entier. Des essais cliniques devraient avoir lieu en août sous réserve des autorisations nécessaires.

Pfizer mène également des recherches sur le besoin d'une troisième dose de son vaccin - "dose de rappel" - après six mois pour contrer certains variants (comme le variant "Beta" d'Afrique du Sud ou le "Delta" d'Inde).

Du côté de Moderna, la société a développé en février la production d'un vaccin à ARN messager modifié afin de contrer le variant Beta (ndlr : celui issus d'Afrique du Sud). Le premier essai clinique est toujours en cours et serait exclusivement testé dans le cadre de l'administration d'une troisième dose.

AstraZeneca

En ce qui concerne AstraZeneca, l'entreprise a confirmé à Libération qu'une nouvelle génération de leur vaccin est en cours de développement et que des essais cliniques ont été lancés afin d'évaluer l'immunogénicité (ndlr : la capacité qu'a un antigène de provoquer une réponse immunitaire bien spécifique) du vaccin face aux variants.

Par ailleurs, le groupe suédo-britannique a communiqué sur le fait que son premier vaccin conserve une efficacité contre les variants, tout au moins sur le risque d'hospitalisation.

Johnson & Johnson (Janssen)

Du côté de Johnson & Johnson (Janssen), le changement de composition ne semble pas à l'ordre du jour.

Si l'efficacité du vaccin Janssen contre les variants n'a pas encore été évalué, l'entreprise pharmaceutique renvoie vers les résultats préliminaires d'un essai qui affirmeraient que son vaccin laisse apparaître une activité significative des anticorps neutralisants contre les variants préoccupants, même huit mois après injection.

Suite aux mutations du coronavirus, plusieurs entreprises délivrant les vaccins ont évoqué l'idée d'adapter leur composition. Est-ce réellement le cas? Pfizer & ModernaInterrogé par Libération, le laboratoire Pfizer assure que le vaccin mis en circulation au début de l'épidémie est toujours celui utilisé aujourd'hui. L'entreprise spécifie qu'elle continue des tests en laboratoire afin d'analyser le pouvoir neutralisant du vaccin sur les variants qui émergent. Pfizer affirme que les résultats sont rassurants puisque chaque variant est neutralisé par les patients ayant reçu les deux doses de leur vaccin. Si les résultats des tests sont probants, l'entreprise pharmaceutique américaine travaille toutefois à une version actualisée du vaccin qui cible le variant Delta, dont l'expansion virulente préoccupe le monde entier. Des essais cliniques devraient avoir lieu en août sous réserve des autorisations nécessaires. Pfizer mène également des recherches sur le besoin d'une troisième dose de son vaccin - "dose de rappel" - après six mois pour contrer certains variants (comme le variant "Beta" d'Afrique du Sud ou le "Delta" d'Inde). Du côté de Moderna, la société a développé en février la production d'un vaccin à ARN messager modifié afin de contrer le variant Beta (ndlr : celui issus d'Afrique du Sud). Le premier essai clinique est toujours en cours et serait exclusivement testé dans le cadre de l'administration d'une troisième dose. AstraZenecaEn ce qui concerne AstraZeneca, l'entreprise a confirmé à Libération qu'une nouvelle génération de leur vaccin est en cours de développement et que des essais cliniques ont été lancés afin d'évaluer l'immunogénicité (ndlr : la capacité qu'a un antigène de provoquer une réponse immunitaire bien spécifique) du vaccin face aux variants. Par ailleurs, le groupe suédo-britannique a communiqué sur le fait que son premier vaccin conserve une efficacité contre les variants, tout au moins sur le risque d'hospitalisation.Johnson & Johnson (Janssen)Du côté de Johnson & Johnson (Janssen), le changement de composition ne semble pas à l'ordre du jour. Si l'efficacité du vaccin Janssen contre les variants n'a pas encore été évalué, l'entreprise pharmaceutique renvoie vers les résultats préliminaires d'un essai qui affirmeraient que son vaccin laisse apparaître une activité significative des anticorps neutralisants contre les variants préoccupants, même huit mois après injection.