Selon Erin Bromage, "les infections par le SARS-Cov-2 ont commencé comme une menace invisible, avec des mini-foyers d'infection couvés dans nos communautés, au début de l'année civile. Ce n'est que lorsqu'une braise a frappé une population vulnérable dans les maisons de soins que nous avons commencé à mesurer la gravité de la menace à laquelle nous étions confrontés."

Pour le professeur de l'Université du Massachusetts, le rôle des jeunes dans la pandémie n'a pas été assez questionné. "Les jeunes de 20 à 40 ans semblent propager l'infection de façon inaperçue. Ils attrapent le coronavirus tout aussi facilement que les personnes âgées. La différence réside dans le fait qu'ils sont beaucoup plus susceptibles d'être asymptomatiques ou de ne présenter que des symptômes légers. Les personnes de ces groupes d'âge sont celles qui ont permis au virus de rester en couvaison dans nos communautés et de prendre feu en entrant en contact avec une population plus sensible".

Aux États-Unis, contrairement aux populations plus âgées, où la fraction des tests positifs a fortement diminué au fil du temps, on constate que le nombre de cas positifs est resté plus ou moins constant au fil du temps chez les 18 à 49 ans. Ces nouvelles données sur le taux d'infection chez les moins de 50 ans révèlent que le groupe des 20 à 40 ans pourrait en effet être le moteur de cette pandémie.

Une étude japonaise sur le rôle des 20-40 ans

Une récente étude de recherche des contacts réalisée au Japon a montré à quel point les jeunes de 20 à 40 ans sont importants dans le démarrage de nouveaux foyers d'infection. Environ 50% de tous les clusters tracés - des groupes dans lesquelles au moins cinq nouvelles personnes ont été infectées - ont été initiés par ce groupe d'âge.

Selon l'étude, la majorité des cas âgés de 20 à 40 ans ne présentent aucun symptôme de maladie au moment du contact avec les personnes infectées. Ainsi, ces personnes infectent involontairement d'autres personnes avant de ressentir elles-mêmes les symptômes de la maladie.

D'autres données montrent que ces jeunes infectés ont déclenché des foyers dans les bars, restaurants, gymnases et concerts. C'est un schéma qui s'est répété en Corée du Sud et qui est observable également aux États-Unis.

Les jeunes ne sont pas moins infectés par le coronavirus, ils présentent uniquement des symptômes moins nombreux ou plus légers que les personnes âgées de plus de 50 ans. "Si le virus continue de brûler à travers ce groupe d'âge et de se propager (...), ce ne sera qu'une question de temps avant de voir leurs infections déclencher des foyers de maladie, dont des cas mortels dans les populations vulnérables".

Erin Bromage conclut en expliquant qu'il faut accorder suffisamment d'attention au rôle des moins de 40 ans dans la transmission virale (asymptomatiques et présymptomatiques).

Selon Erin Bromage, "les infections par le SARS-Cov-2 ont commencé comme une menace invisible, avec des mini-foyers d'infection couvés dans nos communautés, au début de l'année civile. Ce n'est que lorsqu'une braise a frappé une population vulnérable dans les maisons de soins que nous avons commencé à mesurer la gravité de la menace à laquelle nous étions confrontés."Pour le professeur de l'Université du Massachusetts, le rôle des jeunes dans la pandémie n'a pas été assez questionné. "Les jeunes de 20 à 40 ans semblent propager l'infection de façon inaperçue. Ils attrapent le coronavirus tout aussi facilement que les personnes âgées. La différence réside dans le fait qu'ils sont beaucoup plus susceptibles d'être asymptomatiques ou de ne présenter que des symptômes légers. Les personnes de ces groupes d'âge sont celles qui ont permis au virus de rester en couvaison dans nos communautés et de prendre feu en entrant en contact avec une population plus sensible".Aux États-Unis, contrairement aux populations plus âgées, où la fraction des tests positifs a fortement diminué au fil du temps, on constate que le nombre de cas positifs est resté plus ou moins constant au fil du temps chez les 18 à 49 ans. Ces nouvelles données sur le taux d'infection chez les moins de 50 ans révèlent que le groupe des 20 à 40 ans pourrait en effet être le moteur de cette pandémie.Une récente étude de recherche des contacts réalisée au Japon a montré à quel point les jeunes de 20 à 40 ans sont importants dans le démarrage de nouveaux foyers d'infection. Environ 50% de tous les clusters tracés - des groupes dans lesquelles au moins cinq nouvelles personnes ont été infectées - ont été initiés par ce groupe d'âge. Selon l'étude, la majorité des cas âgés de 20 à 40 ans ne présentent aucun symptôme de maladie au moment du contact avec les personnes infectées. Ainsi, ces personnes infectent involontairement d'autres personnes avant de ressentir elles-mêmes les symptômes de la maladie.D'autres données montrent que ces jeunes infectés ont déclenché des foyers dans les bars, restaurants, gymnases et concerts. C'est un schéma qui s'est répété en Corée du Sud et qui est observable également aux États-Unis.Les jeunes ne sont pas moins infectés par le coronavirus, ils présentent uniquement des symptômes moins nombreux ou plus légers que les personnes âgées de plus de 50 ans. "Si le virus continue de brûler à travers ce groupe d'âge et de se propager (...), ce ne sera qu'une question de temps avant de voir leurs infections déclencher des foyers de maladie, dont des cas mortels dans les populations vulnérables". Erin Bromage conclut en expliquant qu'il faut accorder suffisamment d'attention au rôle des moins de 40 ans dans la transmission virale (asymptomatiques et présymptomatiques).