Une nouvelle étude anglaise réalisée par Public Health England, l'équivalent britannique du SPF Santé Publique, vient de révéler que la moitié des jeunes femmes britanniques n'apprécient pas, ou que peu, leur vie sexuelle, au contraire des femmes entre 55 et 64 ans. "Ces dernières font fi des dictats et des tabous. Elles accordent une place centrale à leur plaisir sexuel ", explique le sexologue Wim Slabbinck dans De Morgen. "Ce qui fait qu'elles ont tendance à profiter bien plus de la "bagatelle" que les femmes qui ont la trentaine ou la vingtaine". Cette étude a été menée sur 7 767 femmes ...

Une nouvelle étude anglaise réalisée par Public Health England, l'équivalent britannique du SPF Santé Publique, vient de révéler que la moitié des jeunes femmes britanniques n'apprécient pas, ou que peu, leur vie sexuelle, au contraire des femmes entre 55 et 64 ans. "Ces dernières font fi des dictats et des tabous. Elles accordent une place centrale à leur plaisir sexuel ", explique le sexologue Wim Slabbinck dans De Morgen. "Ce qui fait qu'elles ont tendance à profiter bien plus de la "bagatelle" que les femmes qui ont la trentaine ou la vingtaine". Cette étude a été menée sur 7 767 femmes et si seulement la moitié des femmes âgées de 25 à 34 ans sont satisfaites de leur vie sexuelle, ce chiffre s'améliore pour les femmes plus "matures". Environ deux tiers des femmes âgées de 55 à 64 ans sont en effet satisfaites de la façon dont les choses se passent entre les draps.Une chose qui n'étonne pas le sexologue Wim Slabbinck interviewé par De Morgen. "Il y a plusieurs explications à cela: par exemple, on sait, selon une autre étude, qu'une jeune femme sur quatre a régulièrement mal lors de rapports sexuels et que pour celle de 25 ans ce chiffre monte même jusqu'à 50%. De même, il semble que pour ces dernières l'orgasme féminin soit plus l'exception que la règle, de même qu'elles auraient tendance à trop se focaliser sur le plaisir de leur partenaire, quitte à s'oublier. Celles qui ont eu le temps d'acquérir davantage d'expérience se soucient moins de clichés et des tabous. Elles ne doivent pas non plus s'inquiéter de grossesses non désirées. L'une des principales inquiétudes lié à la vie sexuelle chez les femmes de 16 à 44 ans, c'est les grossesses non désirées. Le manque de plaisir sexuel ne vient qu'en deuxième position. Chez les femmes âgées de 45 à 55 ans, il arrive, loin devant en première place. Plusieurs autres facteurs peuvent expliquer cette différence de plaisir. Le stress lié aux enfants ou à sa carrière, ou encore une combinaison des deux peuvent jouer un rôle, même pour les hommes. Enfin, on est souvent deux dans un lit et le partenaire a donc aussi son importance. Un partenaire pas très expérimenté ou enthousiaste peut venir plomber la fête. On notera cependant que ce n'est, là, pas forcément un critère lié à l'âge. L'important serait surtout de trouver un équilibre entre quantité et qualité. Comme le faisait remarquer une étude de l'Université de Berkeley en Californie, les personnes plus âgées accordent plus d'importance à la qualité de la vie sexuelle qu'à la fréquence des rapports. Chez les jeunes, ce serait plutôt l'inverse. Il existe un cliché que la ménopause et les troubles de l'érection ont une influence sur la vie sexuelle des plus de 65 ans. C'est en partie vrai, mais les gestes intimes et l'affection font aussi partie de la sexualité. Et ce sont des sources intarissables de plaisir. Et comme disait Mae West: An orgasm a day keeps the doctor away