La conférence de presse en ligne de l'EMA portera sur "la conclusion de l'examen du signal d'alarme" lancé à propos de ce vaccin par rapport à "des cas de thrombose", a précisé le régulateur européen basé à Amsterdam.

La directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, participera aux côtés d'autres responsables de l'agence à cette conférence après la suspension par plusieurs pays européens de l'utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois en raison des signalements de thromboses parmi les personnes vaccinées.

Les ministres de la Santé de l'Union européenne se réuniront ensuite par visioconférence à partir de 16H00 GMT pour examiner les conclusions de l'EMA. Cette réunion informelle est conduite par la ministre portugaise Marta Temido, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE, a annoncé Lisbonne dans un tweet.

L'EMA avait indiqué mardi qu'elle était toujours en train d'évaluer si le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 est potentiellement lié à la formation de rares caillots sanguins signalés dans plusieurs pays.

Un responsable du régulateur européen avait évoqué auparavant, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero, l'existence d'un "lien" entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés par son administration.

Mais le régulateur avait rapidement tempéré cette affirmation: le comité de sécurité de l'EMA "n'a pas encore abouti à une conclusion et l'examen est actuellement en cours", avait précisé l'agence dans un communiqué, promettant "un point presse" après finalisation de cet "examen".

A la suite de suspensions dans plusieurs pays, l'EMA avait jugé le 18 mars que le vaccin AstraZeneca était "sûr et efficace", estimant que les bénéfices continuaient de l'emporter sur les risques et que son utilisation n'était "pas associés" à un risque plus élevé de thrombose.

Le 31 mars, le régulateur indiquait que ses experts n'avaient pas identifié de facteurs de risque spécifique, y compris l'âge, tout en reconnaissant que le lien entre vaccin et thromboses était "possible" et en annonçant la publication prochaine de "recommandations actualisées" sur le vaccin.

La semaine dernière, l'Allemagne, comme un certain nombre d'autres pays, a déconseillé l'usage du produit pour les plus jeunes, le réservant aux plus de 60 ans, en raison des cas de caillots sanguins signalés

En France, la Haute autorité de santé a recommandé de le réserver aux personnes de 55 ans et plus, notant que les cas de thrombose veineuse cérébrale avaient alors été uniquement observés chez des moins de 55 ans.

Vaccin AstraZeneca: conférence de presse à 14H00 GMT du régulateur britannique

Sept cas mortels de caillots sanguins ont été recensés au Royaume-Uni sur un total de 30 cas identifiés, avait indiqué samedi le régulateur. Au total, plus de 18 millions de doses du vaccin AstraZeneca ont été administrées dans le pays.

Dans l'attente de l'avis du MHRA, le régulateur britannique, l'université d'Oxford a annoncé mardi qu'elle suspendait les essais sur les enfants du vaccin contre le Covid-19 qu'elle a développé avec le laboratoire anglo-suédois.

Jusque là, les autorités sanitaires et politiques britanniques ont défendu fermement le vaccin développé au Royaume-Uni face aux critiques.

Mais des doutes apparaissent, notamment au sujet de la vaccination des plus jeunes alors que la plus grande partie des plus de 50 ans ont désormais reçu une première dose.

Les craintes liées au vaccin d'AstraZeneca risquent de nuire à la poursuite de la campagne de vaccination massive au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé par la pandémie de coronavirus en Europe avec près de 127.000 morts.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) est également en train d'évaluer si le vaccin d'AstraZeneca/Oxford est lié à la formation de rares caillots sanguins. Elle doit se prononcer également à 14H00 GMT.

Par précaution, plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en-dessous d'un certain âge, comme la France, l'Allemagne et le Canada. La Norvège et le Danemark ont même suspendu son utilisation.

La conférence de presse en ligne de l'EMA portera sur "la conclusion de l'examen du signal d'alarme" lancé à propos de ce vaccin par rapport à "des cas de thrombose", a précisé le régulateur européen basé à Amsterdam.La directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, participera aux côtés d'autres responsables de l'agence à cette conférence après la suspension par plusieurs pays européens de l'utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois en raison des signalements de thromboses parmi les personnes vaccinées.Les ministres de la Santé de l'Union européenne se réuniront ensuite par visioconférence à partir de 16H00 GMT pour examiner les conclusions de l'EMA. Cette réunion informelle est conduite par la ministre portugaise Marta Temido, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE, a annoncé Lisbonne dans un tweet.L'EMA avait indiqué mardi qu'elle était toujours en train d'évaluer si le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 est potentiellement lié à la formation de rares caillots sanguins signalés dans plusieurs pays.Un responsable du régulateur européen avait évoqué auparavant, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero, l'existence d'un "lien" entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés par son administration.Mais le régulateur avait rapidement tempéré cette affirmation: le comité de sécurité de l'EMA "n'a pas encore abouti à une conclusion et l'examen est actuellement en cours", avait précisé l'agence dans un communiqué, promettant "un point presse" après finalisation de cet "examen".A la suite de suspensions dans plusieurs pays, l'EMA avait jugé le 18 mars que le vaccin AstraZeneca était "sûr et efficace", estimant que les bénéfices continuaient de l'emporter sur les risques et que son utilisation n'était "pas associés" à un risque plus élevé de thrombose.Le 31 mars, le régulateur indiquait que ses experts n'avaient pas identifié de facteurs de risque spécifique, y compris l'âge, tout en reconnaissant que le lien entre vaccin et thromboses était "possible" et en annonçant la publication prochaine de "recommandations actualisées" sur le vaccin.La semaine dernière, l'Allemagne, comme un certain nombre d'autres pays, a déconseillé l'usage du produit pour les plus jeunes, le réservant aux plus de 60 ans, en raison des cas de caillots sanguins signalésEn France, la Haute autorité de santé a recommandé de le réserver aux personnes de 55 ans et plus, notant que les cas de thrombose veineuse cérébrale avaient alors été uniquement observés chez des moins de 55 ans.