Faut-il interdire l'administration du vaccin AstraZeneca en dessous d'un certain âge ? La Conférence interministérielle doit se pencher sur cette question ce mercredi, alors que l'Agence européenne des Médicaments (EMA) s'apprête à rendre son verdict. Pour ce faire,la Belgique va notamment s'appuyer sur les rapports de la Taskforce vaccination et du Conseil supérieur de la Santé.
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Faut-il interdire l'administration du vaccin AstraZeneca en dessous d'un certain âge ? La Conférence interministérielle doit se pencher sur cette question ce mercredi, alors que l'Agence européenne des Médicaments (EMA) s'apprête à rendre son verdict. Pour ce faire,la Belgique va notamment s'appuyer sur les rapports de la Taskforce vaccination et du Conseil supérieur de la Santé. Depuis plusieurs semaines des suspicions sont apparues sur de possibles effets secondaires graves, mais rares, après l'observation chez des personnes vaccinées avec AstraZeneca de cas de thromboses atypiques. Des dizaines de cas ont été recensés, dont plusieurs se sont soldés par un décès. Au Royaume-Uni, il y a eu 30 cas et sept décès sur un total de 18,1 millions de doses administrées au 24 mars. Par précaution, plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en dessous d'un certain âge, comme la France, l'Allemagne et le Canada. La Norvège et le Danemark ont carrément suspendu son utilisation pour l'instant.Alors que les régulateurs de divers pays enquêtent sur une forme rare de thrombose chez les adultes, l'essai clinique du vaccin chez les enfants a par ailleurs été suspendu. L'université d'Oxford a indiqué qu'aucun risque pour la sécurité n'avait été mis à jour durant l'essai clinique, mais attendait plus d'information de l'agence des médicaments britannique. De son côté, AstraZeneca a assuré en mars qu'il n'y avait "aucune preuve de risque aggravé", et assuré samedi que "la sécurité des patients" constituait sa "principale priorité".Les régulateurs britannique, européen et de l'Agence mondiale de la Santé (OMS) passent en revue les données relatives au vaccin et à une association potentielle à des thromboses. L'OMS, on estime que la balance risque/bénéfice continue à peser "largement" en faveur de l'utilisation de ce vaccin. "Ces avantages sont vraiment très importants en termes de réduction de la mortalité parmi les populations qui sont vaccinées", souligne Rogerio Pinto de Sa Gaspar, directeur de l'OMS chargé de la régulation. Il estime que les experts et les médias ont "trop" tendance à mettre l'accent sur les seuls risques.Un responsable de l'EMA a pour sa part évoqué l'existence d'un "lien" entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son administration, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero. Dans la foulée l'agence de l'UE avait publié une mise au point. Le comité de sécurité de l'EMA "n'a pas encore abouti à une conclusion et l'examen est actuellement en cours." L'EMA avait annoncé le 18 mars que les bénéfices du vaccin AstraZeneca continuaient de l'emporter sur les risques et que son utilisation restait sûre, après la suspension des injections par plusieurs pays. L'agence a toutefois expliqué qu'il existait un lien possible avec des cas rares de caillots sanguins, et qu'elle publierait des conseils mis à jour. L'Agence européenne des médicaments (EMA) tiendra ce mercredi à 16h une conférence de presse sur le lien potentiel entre le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus et la formation de caillots sanguins.