À l'heure où les vacances se terminent et où la vie ordinaire reprend peu à peu ses droits, le temps est venu de s'arracher au farniente et, dans la foulée, de ressortir ses baskets ou de s'inscrire dans une salle de sport. " Chaque année, les nouvelles inscriptions dans les centres de fitness connaissent invariablement deux pics, en janvier et en septembre ", confirme Eric Vandenabeele, directeur de la coupole flamande Fitness.be. Mais les exploitants de salles de sport et autres " personal trainers " ne sont pas toujours ravis de ce pic d'inscriptions post-estival, conscients que nombre de clients abandonneront aussi rapidement qu'ils ont commencé, souligne Eric Vandenabeele. " Ce phénomène est largement lié à des attentes irréalistes : si vous allez faire du sport deux fois par semaine dans l'espoir de perdre dix kilos le plus rapidement possible, c'est la déception assurée. Idéalement, les accompagnateurs devraient parvenir à faire évoluer l'état d'esprit de leurs clients ...

À l'heure où les vacances se terminent et où la vie ordinaire reprend peu à peu ses droits, le temps est venu de s'arracher au farniente et, dans la foulée, de ressortir ses baskets ou de s'inscrire dans une salle de sport. " Chaque année, les nouvelles inscriptions dans les centres de fitness connaissent invariablement deux pics, en janvier et en septembre ", confirme Eric Vandenabeele, directeur de la coupole flamande Fitness.be. Mais les exploitants de salles de sport et autres " personal trainers " ne sont pas toujours ravis de ce pic d'inscriptions post-estival, conscients que nombre de clients abandonneront aussi rapidement qu'ils ont commencé, souligne Eric Vandenabeele. " Ce phénomène est largement lié à des attentes irréalistes : si vous allez faire du sport deux fois par semaine dans l'espoir de perdre dix kilos le plus rapidement possible, c'est la déception assurée. Idéalement, les accompagnateurs devraient parvenir à faire évoluer l'état d'esprit de leurs clients de 'je veux perdre du poids' à 'je veux me sentir bien dans ma peau'. " Eric Vandenabeele défend une approche progressive reposant sur des objectifs réalistes à relativement court terme. " Nous savons par expérience que la majorité des gens décrochent dans les trois mois. S'ils peuvent se fixer un objectif réaliste dans ce créneau temporel et qu'ils parviennent effectivement à l'atteindre, ils seront déjà plus enclins à continuer. S'ils tiennent encore trois mois supplémentaires, ce sera un nouveau cap en termes de changement de comportement : parvenir à intégrer une bonne habitude à sa vie quotidienne pendant six mois accroît en effet sensiblement les chances de la conserver par la suite. " La bonne nouvelle est néanmoins que le nombre de personnes qui décrochent va en diminuant depuis quelques années et que le fitness a le vent en poupe. Les raisons de cette popularité ? " Le fitness est, avec la marche, le jogging et le cyclisme, l'une des rares formes d'exercice qui peut se pratiquer quand cela nous arrange. Il s'agit aussi d'une activité simple, accessible à tous sans nécessiter un entraînement poussé et extrêmement sûre. De toutes les disciplines sportives, c'est d'ailleurs celle où les accidents sont les moins nombreux. En plus, il n'y a ni compétition ni obligation de 'prester'. Au fond, le fitness se rapproche de ce que devrait être l'essence fondamentale de l'activité physique : quelque chose que l'on fait avec plaisir pour vivre bien et sainement. " Si vous avez envie de vous y mettre, n'hésitez pas à aller voir plusieurs clubs pour les comparer, recommande encore Eric Vandenabeele. " Ne vous bornez pas à consulter leur site internet, mais allez voir sur place, posez des questions, regardez autour de vous. Quels sont les appareils disponibles, quid du prix, est-ce un endroit où vous allez vous sentir bien ? Y a-t-il des coaches pour vous conseiller, vous motiver et vous corriger si nécessaire ? " Le public des salles de fitness a repris conscience de l'importance du coaching et est prêt à y mettre le prix, poursuit notre interlocuteur. " Et non sans raison, car l'important, c'est moins l'appareil que l'encadrement. Si vous préférez qu'on vous laisse vous entraîner tranquillement de votre côté, il y a bien sûr toujours les chaînes low-cost où le client 'loue' simplement l'accès aux infrastructures. Mais la majorité des gens gagnera à bénéficier d'un accompagnement professionnel. " Le fitness ne reste-t-il pas un sport très cher ? " Bien au contraire, réplique Eric Vandenabeele. En moyenne, l'abonnement coûte de 20 à 60 euros par mois en fonction de l'offre proposée. C'est évidemment beaucoup si vous n'y allez jamais, mais cela reste très raisonnable si vous faites deux séances par semaine, ce qui est finalement le but. " Une autre idée reçue concerne le public de ces salles. " On s'imagine encore trop souvent qu'on n'y trouve que des hommes et des femmes gonflés à bloc en combinaison moulante. C'était peut-être vrai dans le passé, mais la clientèle s'est aujourd'hui beaucoup diversifiée : désormais, on y rencontre vraiment monsieur Tout-le-Monde et chacun s'habille comme il le souhaite. Même les personnes d'un certain âge y sont de plus en plus nombreuses, car les plus de 50 ans prennent aujourd'hui conscience qu'il est important de garder la forme le plus longtemps possible, et que cela dépend en partie d'eux. "