L'épidémie reprend un peu partout en Belgique, mais aussi ailleurs dans le monde. Si la semaine dernière, seule la Flandre était classée en orange par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la Wallonie a désormais rejoint les rangs des zones "à moyen risque". Pour rappel, la zone "orange"équivaut à un taux de 20 à 59,9 cas de Covid-19 recensés par 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours.

Depuis la mi-juillet, le nord du pays fait effectivement face à une explosion des contaminations, particulièrement impressionnante à Anvers - où on recense 874 cas ces sept derniers jours. Néanmoins, les 28 et 29 juillet derniers, le nombre de cas a soudainement augmenté pour la Wallonie et Bruxelles : à Namur, par exemple, le nombre de cas a passé un palier, avec à chaque fois 22 cas, alors qu'à Liège, c'est la commune de Verviers qui est responsable d'un nouveau pic, avec 23 nouveaux cas recensés le 28 juillet. Mais comment expliquer ces nouveaux foyers locaux ?

Pics locaux : les facteurs responsables

Situation géographique désavantageuse

La position géographique peut jouer un rôle majeur dans l'apparition de nouveaux foyers de coronavirus. À Aubange notamment, on a constaté un rebond de l'épidémie entre le 10 et le 16 juillet, et ce, principalement à cause de sa localisation. Aubange est en effet située aux frontières françaises et luxembourgeoises. Avec les vacances, les touristes de différentes nationalités s'y arrêtent pour faire une pause ou même se rendre dans divers commerces afin de se ressourcer... Sans compter sur l'impact des travailleurs transfrontaliers, qui habitent à Aubange et travaillent au Luxembourg ou en France. Ces va-et-vient constants sont en partie responsables de cette résurgence du virus.

Fêtes et rassemblements de masse

Certains citoyens ont profité de l'allègement des mesures début juillet pour se réunir, en famille ou entre amis. Grandes tablées où se rassemblent de nombreux convives, retrouvailles tactiles... Il n'est pourtant pas si simple de respecter les gestes barrière ou les règles de distanciation sociale lorsqu'on fait la fête. Ce fut notamment le cas à Anvers : "De nombreuses infections remontent à quelques mariages, où différentes générations de personnes sont entrées en contact étroit les unes avec les autres", a ainsi expliqué Cathy Berx, gouverneure de la province.

Communautés et familles nombreuses

Via le tracing, plusieurs foyers ont également été constatés dans "diverses communautés allochtones", notamment les communautés juive, turque et marocaine. "Ce n'est pas si surprenant. Dans ces communautés, vous avez des familles nombreuses, où les membres de la famille se contaminent les uns les autres. De plus, les communautés proches se réunissent plus souvent", a tenté d'expliquer l'échevin Samuel Markowitz au quotidien De Tijd.

Vacances et voyages internationaux

Ce week-end marque le début d'une période significative de l'évolution de la situation épidémiologique. Et pour cause, le retour de vacances des "juilletistes" fait craindre une explosion du nombre de contaminations à la Covid-19 dans les prochains jours. Et si les Belges qui reviennent de vacances sont obligés de remplir un formulaire, l'efficacité de cette mesure reste encore à prouver. Contrôler le bon respect de cette mesure est en effet difficile, et pour l'instant, seuls les voyages en avion semblent donner une certaine garantie : les voyageurs qui reviennent en avion doivent en effet montrer un QR code, qu'ils auront reçu après avoir complété et remis le formulaire, sinon ils ne pourront pas embarquer.

À Hong Kong, le récent pic de cas (plus de 100 nouveaux cas pendant neuf jours consécutifs) serait notamment dû à un mauvais respect des règles de quarantaine, qui obligent les voyageurs à s'isoler pendant 14 jours. Les autorités, trop laxistes, auraient ainsi autorisé à des équipages de bateaux et d'avions à entrer dans la ville sans passer par une quarantaine.

Usines

Certaines usines, notamment celles consacrées à la transformation de la viande, peuvent également servir d'incubateurs pour la maladie. Les espaces exigus dans lesquels travaillent les employés favorisent l'augmentation des contaminations. En Allemagne, en juin, plus de 1 500 travailleurs ont ainsi été infectés dans un abattoir de Rhénanie du Nord-Westphalie.

L'épidémie reprend un peu partout en Belgique, mais aussi ailleurs dans le monde. Si la semaine dernière, seule la Flandre était classée en orange par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la Wallonie a désormais rejoint les rangs des zones "à moyen risque". Pour rappel, la zone "orange"équivaut à un taux de 20 à 59,9 cas de Covid-19 recensés par 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours.Depuis la mi-juillet, le nord du pays fait effectivement face à une explosion des contaminations, particulièrement impressionnante à Anvers - où on recense 874 cas ces sept derniers jours. Néanmoins, les 28 et 29 juillet derniers, le nombre de cas a soudainement augmenté pour la Wallonie et Bruxelles : à Namur, par exemple, le nombre de cas a passé un palier, avec à chaque fois 22 cas, alors qu'à Liège, c'est la commune de Verviers qui est responsable d'un nouveau pic, avec 23 nouveaux cas recensés le 28 juillet. Mais comment expliquer ces nouveaux foyers locaux ?Situation géographique désavantageuseLa position géographique peut jouer un rôle majeur dans l'apparition de nouveaux foyers de coronavirus. À Aubange notamment, on a constaté un rebond de l'épidémie entre le 10 et le 16 juillet, et ce, principalement à cause de sa localisation. Aubange est en effet située aux frontières françaises et luxembourgeoises. Avec les vacances, les touristes de différentes nationalités s'y arrêtent pour faire une pause ou même se rendre dans divers commerces afin de se ressourcer... Sans compter sur l'impact des travailleurs transfrontaliers, qui habitent à Aubange et travaillent au Luxembourg ou en France. Ces va-et-vient constants sont en partie responsables de cette résurgence du virus.Fêtes et rassemblements de masseCertains citoyens ont profité de l'allègement des mesures début juillet pour se réunir, en famille ou entre amis. Grandes tablées où se rassemblent de nombreux convives, retrouvailles tactiles... Il n'est pourtant pas si simple de respecter les gestes barrière ou les règles de distanciation sociale lorsqu'on fait la fête. Ce fut notamment le cas à Anvers : "De nombreuses infections remontent à quelques mariages, où différentes générations de personnes sont entrées en contact étroit les unes avec les autres", a ainsi expliqué Cathy Berx, gouverneure de la province.Communautés et familles nombreusesVia le tracing, plusieurs foyers ont également été constatés dans "diverses communautés allochtones", notamment les communautés juive, turque et marocaine. "Ce n'est pas si surprenant. Dans ces communautés, vous avez des familles nombreuses, où les membres de la famille se contaminent les uns les autres. De plus, les communautés proches se réunissent plus souvent", a tenté d'expliquer l'échevin Samuel Markowitz au quotidien De Tijd.Vacances et voyages internationauxCe week-end marque le début d'une période significative de l'évolution de la situation épidémiologique. Et pour cause, le retour de vacances des "juilletistes" fait craindre une explosion du nombre de contaminations à la Covid-19 dans les prochains jours. Et si les Belges qui reviennent de vacances sont obligés de remplir un formulaire, l'efficacité de cette mesure reste encore à prouver. Contrôler le bon respect de cette mesure est en effet difficile, et pour l'instant, seuls les voyages en avion semblent donner une certaine garantie : les voyageurs qui reviennent en avion doivent en effet montrer un QR code, qu'ils auront reçu après avoir complété et remis le formulaire, sinon ils ne pourront pas embarquer.À Hong Kong, le récent pic de cas (plus de 100 nouveaux cas pendant neuf jours consécutifs) serait notamment dû à un mauvais respect des règles de quarantaine, qui obligent les voyageurs à s'isoler pendant 14 jours. Les autorités, trop laxistes, auraient ainsi autorisé à des équipages de bateaux et d'avions à entrer dans la ville sans passer par une quarantaine.UsinesCertaines usines, notamment celles consacrées à la transformation de la viande, peuvent également servir d'incubateurs pour la maladie. Les espaces exigus dans lesquels travaillent les employés favorisent l'augmentation des contaminations. En Allemagne, en juin, plus de 1 500 travailleurs ont ainsi été infectés dans un abattoir de Rhénanie du Nord-Westphalie.