Une étude réalisée par des scientifiques de l'Université de Göttingen estime quela consommation alimentaire mondiale pourrait augmenter de 80% d'ici la fin du siècle. Les causes ? La multiplication de la population mondiale, mais également la hausse de l'Indice de masse corporelle moyen (IMC) - qui évalue le poids par rapport à la taille. Or, les stocks de ressources ne sont pas infinis et les fournisseurs et producteurs pourraient bien être incapables de suivre la cadence, avertissent les scientifiques.

La grande majorité de cette augmentation de la demande en nourriture, soit 60 %, serait due à la croissance démographique. De nombreuses données montrent que la population croît chaque année de 1,2 % - soit une arrivée de près de 250 000 personnes supplémentaires chaque jour. Si la Terre héberge aujourd'hui 7,6 milliards de personnes, les Nations Unies estiment que d'ici 2100, notre planète comptera près de 11,2 milliards d'habitants.

L'étude attribue les 20 % restants à la taille et au poids des individus. Un IMC en hausse entraîne une augmentation marquée des besoins mondiaux en calories.

Deux cas de figure

Le professeur Stephan Klasen, chargé de l'étude, a notamment étudié deux cas de figure qui pourraient servir de référence pour l'évolution des modèles à travers le monde : les Pays-Bas et le Mexique. Au Mexique, les indices de masse corporelle n'ont cessé d'augmenter ces dernières années, tandis que les Pays-Bas demeurent 1ersdu classement des pays où les habitants sont les plus grands.

Par exemple, en 2010, sept Mexicains sur dix étaient en surpoids, et un tiers était cliniquement obèse. En 2012, le diabète - associé à l'obésité - était la cause de mortalité la plus élevée au Mexique. De leur côté, les Hollandais deviennent de plus en plus grands : ils mesurent en moyenne 175,62 cm - avec 182,53 cm pour les hommes et 168,72 cm pour les femmes. Soit une augmentation de 13,1 cm entre 1914 et 2014.

Même si les développements de ces pays sont très prononcés, ils représentent néanmoins un scénario plutôt réaliste. De nombreuses études ont effet déjà prouvé ces deux tendances : l'être humain devient plus obèse, mais aussi plus grand.

Effet boule de neige

Loin d'entraîner une diminution correspondante de l'IMC, les scientifiques craignent qu'au contraire, cette limitation des stocks de ressources n'engendre une augmentation de l'IMC, qui a son tour causera une nouvelle augmentation de la consommation de nourriture.

Mais comment expliquer cela ? Alors que les personnes plus riches pourront maintenir leurs habitudes alimentaires, les plus pauvres souffriront de la hausse des prix due à cette demande accrue. "Cela entraînerait alors une augmentation de la consommation d'aliments bon marché, souvent riches en calories, mais pauvres en nutriments", explique le Dr Depenbusch, l'un des auteurs de l'étude.

En conséquence, le poids corporel des plus pauvres continuerait d'augmenter et la malnutrition ainsi que de moins bons résultats pour la santé deviendraient alors la norme.

Une étude réalisée par des scientifiques de l'Université de Göttingen estime quela consommation alimentaire mondiale pourrait augmenter de 80% d'ici la fin du siècle. Les causes ? La multiplication de la population mondiale, mais également la hausse de l'Indice de masse corporelle moyen (IMC) - qui évalue le poids par rapport à la taille. Or, les stocks de ressources ne sont pas infinis et les fournisseurs et producteurs pourraient bien être incapables de suivre la cadence, avertissent les scientifiques.La grande majorité de cette augmentation de la demande en nourriture, soit 60 %, serait due à la croissance démographique. De nombreuses données montrent que la population croît chaque année de 1,2 % - soit une arrivée de près de 250 000 personnes supplémentaires chaque jour. Si la Terre héberge aujourd'hui 7,6 milliards de personnes, les Nations Unies estiment que d'ici 2100, notre planète comptera près de 11,2 milliards d'habitants.L'étude attribue les 20 % restants à la taille et au poids des individus. Un IMC en hausse entraîne une augmentation marquée des besoins mondiaux en calories.Le professeur Stephan Klasen, chargé de l'étude, a notamment étudié deux cas de figure qui pourraient servir de référence pour l'évolution des modèles à travers le monde : les Pays-Bas et le Mexique. Au Mexique, les indices de masse corporelle n'ont cessé d'augmenter ces dernières années, tandis que les Pays-Bas demeurent 1ersdu classement des pays où les habitants sont les plus grands.Par exemple, en 2010, sept Mexicains sur dix étaient en surpoids, et un tiers était cliniquement obèse. En 2012, le diabète - associé à l'obésité - était la cause de mortalité la plus élevée au Mexique. De leur côté, les Hollandais deviennent de plus en plus grands : ils mesurent en moyenne 175,62 cm - avec 182,53 cm pour les hommes et 168,72 cm pour les femmes. Soit une augmentation de 13,1 cm entre 1914 et 2014.Même si les développements de ces pays sont très prononcés, ils représentent néanmoins un scénario plutôt réaliste. De nombreuses études ont effet déjà prouvé ces deux tendances : l'être humain devient plus obèse, mais aussi plus grand.Loin d'entraîner une diminution correspondante de l'IMC, les scientifiques craignent qu'au contraire, cette limitation des stocks de ressources n'engendre une augmentation de l'IMC, qui a son tour causera une nouvelle augmentation de la consommation de nourriture.Mais comment expliquer cela ? Alors que les personnes plus riches pourront maintenir leurs habitudes alimentaires, les plus pauvres souffriront de la hausse des prix due à cette demande accrue. "Cela entraînerait alors une augmentation de la consommation d'aliments bon marché, souvent riches en calories, mais pauvres en nutriments", explique le Dr Depenbusch, l'un des auteurs de l'étude.En conséquence, le poids corporel des plus pauvres continuerait d'augmenter et la malnutrition ainsi que de moins bons résultats pour la santé deviendraient alors la norme.