Le variant sud-africain qui, comme le britannique, est beaucoup plus contagieux que ne l'était le virus SARS-CoV-2 originellement, poursuit aussi sa propagation, et est désormais présent dans 31 pays et territoires, soit dans 8 pays de plus, détaille l'Organisation mondiale de la santé dans sa revue épidémiologique hebdomadaire. Le variant brésilien a quant à lui été signalé dans six nouveaux pays, soit huit au total.

Des études sont en cours partout dans le monde pour déterminer les raisons de la plus forte contagiosité du variant britannique. Mais l'incertitude règne encore sur son niveau de dangerosité.

Le 22 janvier, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé que le variant britannique semblait être aussi plus mortel. Mais des scientifiques ont noté que les données qui concluent à une létalité du "variant anglais" de 30 à 40% supérieure par rapport au virus classique sont limitées. L'OMS reste elle aussi prudente. "Les résultats sont préliminaires, et d'autres analyses sont nécessaires pour corroborer ces conclusions", indique l'agence de l'ONU dans son bulletin.

Les variants sont des versions différentes du coronavirus initial, qui apparaissent avec le temps sous l'effet de diverses mutations. Un phénomène normal dans la vie d'un virus. De nombreuses mutations du SARS-CoV-2 ont été observées depuis son apparition, la grande majorité sans conséquence. Certaines peuvent toutefois lui donner un avantage pour sa survie, dont une plus grande transmissibilité.

Et le variant brésilien ?

Ce variant du coronavirus détecté début janvier au Japon et originaire de Manaus, dans le nord du Brésil, est désormais dominant dans la capitale de l'Amazonie, ce qui confirme les craintes sur sa contagiosité, a déclaré Felipe Naveca, qui étudie les mutations du virus dans l'Etat septentrional d'Amazonas. "En décembre, on le trouvait dans 51% des échantillons séquencés" provenant de patients du coronavirus, et entre le début et le "13 janvier, c'était 91%", précise le scientifique. "De plus il essaime dans l'intérieur de l'Etat" d'Amazonas, dont Manaus est la capitale. "Nous l'avons trouvé dans 11 des 13 villes que nous avons étudiées", ajoute-t-il, au sujet de ce variant P1.

Mardi, trois premiers cas de ce variant ont été détectés dans l'Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus peuplé du pays avec ses 46 millions d'habitants. Le Brésil, deuxième pays le plus touché au monde, a enregistré au total plus de 218.000 décès. "Tous les indices indiquent déjà que (ce variant) est plus contagieux, car il présente des mutations qui ont été liées à la plus grande transmission du virus observée dans les variants du Royaume-Uni et d'Afrique du sud", a dit le chercheur, membre de l'institut Leônidas e Maria Deane, qui travaille avec la prestigieuse Fondation Fiocruz.

L'apparition du variant P1 suscite ces derniers jours de nouvelles inquiétudes, qui viennent s'ajouter à celles du variant anglais, très contagieux, et du variant sud-africain. Les données actuelles "ne permettent pas de dire si ce variant est plus meurtrier", même si les autorités ne rejettent pas l'idée que sa propagation rapide à Manaus y a joué un rôle dans la dramatique augmentation des morts du covid-19.

Le variant sud-africain qui, comme le britannique, est beaucoup plus contagieux que ne l'était le virus SARS-CoV-2 originellement, poursuit aussi sa propagation, et est désormais présent dans 31 pays et territoires, soit dans 8 pays de plus, détaille l'Organisation mondiale de la santé dans sa revue épidémiologique hebdomadaire. Le variant brésilien a quant à lui été signalé dans six nouveaux pays, soit huit au total.Des études sont en cours partout dans le monde pour déterminer les raisons de la plus forte contagiosité du variant britannique. Mais l'incertitude règne encore sur son niveau de dangerosité.Le 22 janvier, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé que le variant britannique semblait être aussi plus mortel. Mais des scientifiques ont noté que les données qui concluent à une létalité du "variant anglais" de 30 à 40% supérieure par rapport au virus classique sont limitées. L'OMS reste elle aussi prudente. "Les résultats sont préliminaires, et d'autres analyses sont nécessaires pour corroborer ces conclusions", indique l'agence de l'ONU dans son bulletin.Les variants sont des versions différentes du coronavirus initial, qui apparaissent avec le temps sous l'effet de diverses mutations. Un phénomène normal dans la vie d'un virus. De nombreuses mutations du SARS-CoV-2 ont été observées depuis son apparition, la grande majorité sans conséquence. Certaines peuvent toutefois lui donner un avantage pour sa survie, dont une plus grande transmissibilité.Ce variant du coronavirus détecté début janvier au Japon et originaire de Manaus, dans le nord du Brésil, est désormais dominant dans la capitale de l'Amazonie, ce qui confirme les craintes sur sa contagiosité, a déclaré Felipe Naveca, qui étudie les mutations du virus dans l'Etat septentrional d'Amazonas. "En décembre, on le trouvait dans 51% des échantillons séquencés" provenant de patients du coronavirus, et entre le début et le "13 janvier, c'était 91%", précise le scientifique. "De plus il essaime dans l'intérieur de l'Etat" d'Amazonas, dont Manaus est la capitale. "Nous l'avons trouvé dans 11 des 13 villes que nous avons étudiées", ajoute-t-il, au sujet de ce variant P1.Mardi, trois premiers cas de ce variant ont été détectés dans l'Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus peuplé du pays avec ses 46 millions d'habitants. Le Brésil, deuxième pays le plus touché au monde, a enregistré au total plus de 218.000 décès. "Tous les indices indiquent déjà que (ce variant) est plus contagieux, car il présente des mutations qui ont été liées à la plus grande transmission du virus observée dans les variants du Royaume-Uni et d'Afrique du sud", a dit le chercheur, membre de l'institut Leônidas e Maria Deane, qui travaille avec la prestigieuse Fondation Fiocruz.L'apparition du variant P1 suscite ces derniers jours de nouvelles inquiétudes, qui viennent s'ajouter à celles du variant anglais, très contagieux, et du variant sud-africain. Les données actuelles "ne permettent pas de dire si ce variant est plus meurtrier", même si les autorités ne rejettent pas l'idée que sa propagation rapide à Manaus y a joué un rôle dans la dramatique augmentation des morts du covid-19.