Le professeur Andrew Pollard, chef du Oxford Vaccine Group, a déclaré ainsi devant le parlement britannique la semaine dernière que l'immunité collective était impossible à atteindre. "Le problème de ce virus, c'est qu'il ne s'agit pas de la rougeole. Si 95 % des personnes étaient vaccinées contre la rougeole, le virus ne pourrait pas se transmettre dans la population".

"Le variant Delta infectera quand même les personnes vaccinées. Et cela signifie que toute personne non vaccinée rencontrera le virus à un moment ou à un autre... et nous n'avons rien qui puisse arrêter cette transmission", déclarait le scientifique dont les propos sont relayés par le quotidien britannique The Guardian.

L'épidémiologiste Yves Coppieters partage son avis. "C'est un objectif difficile à atteindre vu que théoriquement il faudrait atteindre une immunité collective de 90%. Or, cela paraît difficile sur base de la seule vaccination. Après, il faut mesurer l'immunité acquise par la population parce que le virus circule et des gens se contaminent (même s'ils sont asymptomatiques) et développent leur propre immunité", explique-t-il au Vif.

Un leurre

Malheureusement, ces données ne sont pas disponibles pour l'instant pour la population belge. "Il faut additionner cette information au nombre de personnes vaccinées. C'est évidemment un leurre de croire que cette seule immunité collective va faire disparaître le virus. Le virus va continuer à circuler", explique le scientifique.

L'épidémiologiste rappelle également que "l'immunité collective à l'échelle de la Belgique n'a aucun sens dans un contexte de mondialisation auquel il fait ajouter l'arrivée de nouveaux variants. C'est une vision théorique, mais difficile à appliquer, et qui ne pourra pas être confirmée dans le temps tant que la circulation du virus à l'échelle mondiale est forte et que l'on risque d'avoir des retours de mutants ou de variants qui pourraient échapper à la vaccination".

Même si le vaccin ne permettra pas d'atteindre l'immunité collective, cela ne signifie pas pour autant qu'il ne faut pas continuer à vacciner. "Il est clair que la vaccination reste une priorité." "Les vaccins fonctionnent très bien sur les formes graves, et moins sur la contamination, même si une personne vaccinée diminue de 60 à 70% sa probabilité d'être recontaminée" , souligne Yves Coppieters.

Le professeur Andrew Pollard, chef du Oxford Vaccine Group, a déclaré ainsi devant le parlement britannique la semaine dernière que l'immunité collective était impossible à atteindre. "Le problème de ce virus, c'est qu'il ne s'agit pas de la rougeole. Si 95 % des personnes étaient vaccinées contre la rougeole, le virus ne pourrait pas se transmettre dans la population"."Le variant Delta infectera quand même les personnes vaccinées. Et cela signifie que toute personne non vaccinée rencontrera le virus à un moment ou à un autre... et nous n'avons rien qui puisse arrêter cette transmission", déclarait le scientifique dont les propos sont relayés par le quotidien britannique The Guardian.L'épidémiologiste Yves Coppieters partage son avis. "C'est un objectif difficile à atteindre vu que théoriquement il faudrait atteindre une immunité collective de 90%. Or, cela paraît difficile sur base de la seule vaccination. Après, il faut mesurer l'immunité acquise par la population parce que le virus circule et des gens se contaminent (même s'ils sont asymptomatiques) et développent leur propre immunité", explique-t-il au Vif.Un leurre Malheureusement, ces données ne sont pas disponibles pour l'instant pour la population belge. "Il faut additionner cette information au nombre de personnes vaccinées. C'est évidemment un leurre de croire que cette seule immunité collective va faire disparaître le virus. Le virus va continuer à circuler", explique le scientifique.L'épidémiologiste rappelle également que "l'immunité collective à l'échelle de la Belgique n'a aucun sens dans un contexte de mondialisation auquel il fait ajouter l'arrivée de nouveaux variants. C'est une vision théorique, mais difficile à appliquer, et qui ne pourra pas être confirmée dans le temps tant que la circulation du virus à l'échelle mondiale est forte et que l'on risque d'avoir des retours de mutants ou de variants qui pourraient échapper à la vaccination". Même si le vaccin ne permettra pas d'atteindre l'immunité collective, cela ne signifie pas pour autant qu'il ne faut pas continuer à vacciner. "Il est clair que la vaccination reste une priorité." "Les vaccins fonctionnent très bien sur les formes graves, et moins sur la contamination, même si une personne vaccinée diminue de 60 à 70% sa probabilité d'être recontaminée" , souligne Yves Coppieters.