Saint-Nicolas, calendriers de l'Avent... il est difficile de résister à l'appel du sucre, surtout en cette période d'avant-Noël. La quantité absorbée est difficilement estimable, surtout quand on sait que de nombreuses préparations, même salées, en contiennent. Pourtant, le sucre a des effets (néfastes) sur presque tous les paramètres de notre corps et de notre santé : gain de poids pouvant aller jusqu'à l'obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, problèmes dentaires...

Autrefois, pour la survie

Si certains arrivent à restreindre leurs petites envies sucrées, pour d'autres, la consommation de sucre est loin d'être occasionnelle. Et pour cause : notre cerveau est "programmé" pour nous pousser à manger ou boire sucré. Ce que nous mangeons, surtout dans le cas d'une alimentation grasse et/ou sucrée, modifie notre comportement... Et notre cerveau ?

Le corps a besoin d'énergie, et donc de glucose, pour fonctionner correctement. Afin d'en ingérer suffisamment, l'évolution a fait en sorte que nous trouvions les aliments au goût sucré ou doux bons, explique Slate. Notre cerveau s'est donc modifié pour nous attirer davantage vers ce type d'aliments, le système de récompense induit par le sucre inscrivant sa recherche directement dans notre comportement.

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Aujourd'hui, un cercle vicieux

Mais si la consommation de sucre tenait initialement de la survie, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Sucre veut dire plaisir, facile d'accès et souvent en excès. Or, notre cerveau n'a pas fait marche arrière pour autant.

Le début d'un engrenage qui nous mène à réclamer le sucre, comme une drogue, ce qui nous rend "dépendant". Et la comparaison ne s'arrête pas là : le système de récompense s'adapte avec une consommation répétée et rend le cerveau plus tolérant, moins réactif. Résultat : il faut manger encore plus de sucre pour ressentir la même satisfaction.

Si notre corps a encore aujourd'hui besoin de ses apports nutritionnels, dont le glucose, pour fonctionner, les envies et les fringales ne sont pas utiles au corps. Pourtant, elles sont souvent induites par un autre facteur, comme le stress, l'ennui ou la faim. Pour résister à la tentation, notre cortex préfrontal est doté de neurones inhibiteurs, qui permettent de contrôler nos pulsions alimentaires.

En théorie. Car une recherche sur les rats a montré que consommer une grande quantité de sucre pouvait altérer ces neurones. Il devient donc plus difficile de contrôler nos envies et, à terme, de modifier ses habitudes alimentaires. Un genre de cercle vicieux acidulé.

Quelques conseils pour manger moins de sucre

- Eviter les aliments qui contiennent beaucoup de sucre (gâteaux, confitures, confiseries, pâtes à tartiner, chocolat, biscuits).

- Limiter les boissons sucrées : les sodas, mais aussi les jus de fruits et le café avec sucre et lait.

- Cuisiner : les plats préparés contiennent souvent beaucoup de sucre (et trop de sel).

- Ne pas manger d'aliments sucrés à jeun, au risque d'avoir des pics de glycémie.

- Manger "complet" (pâtes, riz, pain).

- Pour neutraliser une "envie soudaine" de sucre, buvez un grand verre d'eau.

Saint-Nicolas, calendriers de l'Avent... il est difficile de résister à l'appel du sucre, surtout en cette période d'avant-Noël. La quantité absorbée est difficilement estimable, surtout quand on sait que de nombreuses préparations, même salées, en contiennent. Pourtant, le sucre a des effets (néfastes) sur presque tous les paramètres de notre corps et de notre santé : gain de poids pouvant aller jusqu'à l'obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, problèmes dentaires...Si certains arrivent à restreindre leurs petites envies sucrées, pour d'autres, la consommation de sucre est loin d'être occasionnelle. Et pour cause : notre cerveau est "programmé" pour nous pousser à manger ou boire sucré. Ce que nous mangeons, surtout dans le cas d'une alimentation grasse et/ou sucrée, modifie notre comportement... Et notre cerveau ?Le corps a besoin d'énergie, et donc de glucose, pour fonctionner correctement. Afin d'en ingérer suffisamment, l'évolution a fait en sorte que nous trouvions les aliments au goût sucré ou doux bons, explique Slate. Notre cerveau s'est donc modifié pour nous attirer davantage vers ce type d'aliments, le système de récompense induit par le sucre inscrivant sa recherche directement dans notre comportement. Mais si la consommation de sucre tenait initialement de la survie, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Sucre veut dire plaisir, facile d'accès et souvent en excès. Or, notre cerveau n'a pas fait marche arrière pour autant. Le début d'un engrenage qui nous mène à réclamer le sucre, comme une drogue, ce qui nous rend "dépendant". Et la comparaison ne s'arrête pas là : le système de récompense s'adapte avec une consommation répétée et rend le cerveau plus tolérant, moins réactif. Résultat : il faut manger encore plus de sucre pour ressentir la même satisfaction.Si notre corps a encore aujourd'hui besoin de ses apports nutritionnels, dont le glucose, pour fonctionner, les envies et les fringales ne sont pas utiles au corps. Pourtant, elles sont souvent induites par un autre facteur, comme le stress, l'ennui ou la faim. Pour résister à la tentation, notre cortex préfrontal est doté de neurones inhibiteurs, qui permettent de contrôler nos pulsions alimentaires. En théorie. Car une recherche sur les rats a montré que consommer une grande quantité de sucre pouvait altérer ces neurones. Il devient donc plus difficile de contrôler nos envies et, à terme, de modifier ses habitudes alimentaires. Un genre de cercle vicieux acidulé.