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femmes ont été tuées ou assassinées par leur (ex-)compagnon depuis 2017, selon le recensement (probablement incomplet, car réalisé sur base d'articles de presse) par l'association Stop féminicides. Soit un décès tous les sept jours.

35

scènes de coups se produisent en moyenne avant qu'une femme subissant des violences conjugales ose se rendre à la police pour porter plainte. Selon les estimations de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, seul un cinquième des femmes victimes se rendent effectivement au commissariat.

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Assez © Assez

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phases font partie du "cycle de la violence conjugale" tel qu'il a été décrit, en 1979, par la psychologue américaine Lenore Walker. Premièrement : la tension ; l'homme se montre nerveux, impatient, irritable. Deuxièmement : l'explosion ; il devient violent physiquement. Troisièmement : la justification ; le conjoint se justifie et la victime se sent coupable, en tentant d'adapter son comportement. Enfin, la lune de miel : l'homme violent regrette, promet, la victime l'espère et lui pardonne. C'est aussi à ce moment-là que celle-ci regagne le domicile, retire son éventuelle plainte...

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dossiers pour violences au sein du couple (physiques, sexuelles, psychiques ou économiques) sont ouverts... chaque jour par la police fédérale, selon ses statistiques 2020. Qui ne mentionnent pas les attentats à la pudeur, le harcèlement, les féminicides, ni les viols. Sauf les viols collectifs : il y en a eu déclarés 170 en 2020, soit un tous les deux jours.

71%

des personnes faisant appel à l'association SOS Viol n'avaient pas déposé plainte. L'un des indicateurs du fameux "chiffre noir" : les spécialistes estiment en effet que très peu de victimes (le chiffre de 10% est souvent évoqué) portent effectivement plainte en cas de viol. En 2020, l'association dénombrait, en moyenne, neuf appels par jour dont 53 % pour viol.

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femme sur 5 aurait été violée au cours de sa vie, selon un sondage réalisé en 2019 par Amnesty International Belgique. En juin dernier, les universités de Liège et de Gand ont présenté les résultats d'une étude d'envergure, selon laquelle 16 % des femmes (et 5 % des hommes) ont été violés, tandis que 81 % ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie. Pour deux femmes sur cinq, il s'agissait de violences impliquant un contact physique.

35%

des femmes, "soit près d'une femme sur trois", indiquent avoir été "exposées à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu'un d'autre au cours de leur vie", selon une étude de l'OMS publiée en mars dernier.

53%

des dossiers de viol ont été classés sans suite entre 2010 et 2017, selon le Conseil supérieur de la justice (CSJ). Dans 92 % des cas, ce classement s'explique par un "motif technique", autrement dit par manque de preuves (62 %), parce qu'on n'a pas pu identifier l'auteur (16 %) ou parce que le délit n'a pas été établi (8,5 %).

femmes ont été tuées ou assassinées par leur (ex-)compagnon depuis 2017, selon le recensement (probablement incomplet, car réalisé sur base d'articles de presse) par l'association Stop féminicides. Soit un décès tous les sept jours. scènes de coups se produisent en moyenne avant qu'une femme subissant des violences conjugales ose se rendre à la police pour porter plainte. Selon les estimations de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, seul un cinquième des femmes victimes se rendent effectivement au commissariat. phases font partie du "cycle de la violence conjugale" tel qu'il a été décrit, en 1979, par la psychologue américaine Lenore Walker. Premièrement : la tension ; l'homme se montre nerveux, impatient, irritable. Deuxièmement : l'explosion ; il devient violent physiquement. Troisièmement : la justification ; le conjoint se justifie et la victime se sent coupable, en tentant d'adapter son comportement. Enfin, la lune de miel : l'homme violent regrette, promet, la victime l'espère et lui pardonne. C'est aussi à ce moment-là que celle-ci regagne le domicile, retire son éventuelle plainte...dossiers pour violences au sein du couple (physiques, sexuelles, psychiques ou économiques) sont ouverts... chaque jour par la police fédérale, selon ses statistiques 2020. Qui ne mentionnent pas les attentats à la pudeur, le harcèlement, les féminicides, ni les viols. Sauf les viols collectifs : il y en a eu déclarés 170 en 2020, soit un tous les deux jours. des personnes faisant appel à l'association SOS Viol n'avaient pas déposé plainte. L'un des indicateurs du fameux "chiffre noir" : les spécialistes estiment en effet que très peu de victimes (le chiffre de 10% est souvent évoqué) portent effectivement plainte en cas de viol. En 2020, l'association dénombrait, en moyenne, neuf appels par jour dont 53 % pour viol.femme sur 5 aurait été violée au cours de sa vie, selon un sondage réalisé en 2019 par Amnesty International Belgique. En juin dernier, les universités de Liège et de Gand ont présenté les résultats d'une étude d'envergure, selon laquelle 16 % des femmes (et 5 % des hommes) ont été violés, tandis que 81 % ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie. Pour deux femmes sur cinq, il s'agissait de violences impliquant un contact physique. des femmes, "soit près d'une femme sur trois", indiquent avoir été "exposées à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu'un d'autre au cours de leur vie", selon une étude de l'OMS publiée en mars dernier.des dossiers de viol ont été classés sans suite entre 2010 et 2017, selon le Conseil supérieur de la justice (CSJ). Dans 92 % des cas, ce classement s'explique par un "motif technique", autrement dit par manque de preuves (62 %), parce qu'on n'a pas pu identifier l'auteur (16 %) ou parce que le délit n'a pas été établi (8,5 %).