Lorsqu'ils se lancent dans la production d'antibiotiques en 1945, les fondateurs de RIT (Recherche et industrie thérapeutiques) s'installent dans les caves des Papeteries de Genval. Dans les années 1950, la société déménage à Rixensart et s'oriente vers les vaccins. D'abord cantonnée à la production, l'activité s'étend à la recherche et au développement. Prenant de l'ampleur, la firme passe sous le contrôle de grands groupes internationaux. Rebaptisée au fil des acquisitions et fusions, elle devient GSK Biologicals en 2000. Son essor a été tel que le site rixensartois est devenu trop étroit et que la constr...

Lorsqu'ils se lancent dans la production d'antibiotiques en 1945, les fondateurs de RIT (Recherche et industrie thérapeutiques) s'installent dans les caves des Papeteries de Genval. Dans les années 1950, la société déménage à Rixensart et s'oriente vers les vaccins. D'abord cantonnée à la production, l'activité s'étend à la recherche et au développement. Prenant de l'ampleur, la firme passe sous le contrôle de grands groupes internationaux. Rebaptisée au fil des acquisitions et fusions, elle devient GSK Biologicals en 2000. Son essor a été tel que le site rixensartois est devenu trop étroit et que la construction de nouvelles infrastructures a démarré à Wavre en 1995. C'est là, dans le zoning Nord, que s'est érigée une petite ville. Passé les contrôles et grilles de sécurité, une longue route sillonne un domaine clôturé d'une superficie proche de celle de l'Etat du Vatican [44 hectares]. De part et d'autre se dressent une trentaine de bâtiments dont le plus long s'étire sur 200 mètres : 400 spécialistes y contrôlent la qualité des vaccins produits par le groupe à travers le monde. Un peu plus loin se profile Odyssey, un immeuble inauguré par le roi en février dernier et dans lequel GSK a établi son quartier général mondial des vaccins. " Toutes les activités menées dans les 15 pays où nous sommes installés sont décidées et coordonnées ici, explique le directeur des affaires externes, Pascal Lizin. Ce choix de la Belgique tient tant à notre histoire qu'aux partenariats que nous avons noués avec la plupart des universités du royaume. "En un demi-siècle, GSK Biologicals a commercialisé une trentaine de vaccins, dont ceux contre les hépatites A et B, la poliomyélite, le cancer du col de l'utérus, la rubéole et la varicelle. Onze d'entre eux ont été des premières mondiales. Les recherches actuelles sont menées sur une vingtaine d'autres maladies, comme la malaria, le cancer du poumon et la tuberculose. Le secteur est jugé stratégique par la maison mère du groupe anglo-américain : GlaxoSmithKline consacre 30 % de ses investissements à sa division " vaccins ", alors qu'elle ne représente que 14 % de son chiffre d'affaires. Sachant que la mise au point d'un produit coûte 1 milliard d'euros (une moitié pour la recherche et l'autre pour les infrastructures), les sommes mobilisées sont énormes. " Au cours des trois prochaines années, nous allons encore investir 2 milliards à Wavre, annonce Pascal Lizin. Et nous prévoyons d'engager 1 à 2 personnes par jour jusqu'à la fin de cette année. "Fidèles à l'équilibre de 40 % d'employés, 30 % d'universitaires et 30 % d'ouvriers, ces nouveaux arrivants renforceront la présence de la multinationale en Belgique. Elle y emploie déjà 7 000 personnes, soit 60 % de ses effectifs mondiaux : 3 700 sont localisées à Wavre (plus grand site de production du groupe), 3 200 à Rixensart (site historique concentrant les activités de recherche) et 100 à Gembloux (mise au point de vaccins). Des chiffres qui placent GSK Biologicals dans le tiercé de tête des plus gros employeurs privés de Wallonie. H.V.