Le mécontentement populaire ne faiblit pas au Venezuela. Depuis un mois, les manifestations parfois violentes se succèdent - au moins 24 morts ont été dénombrés -, réclamant la convocation d'élections anticipées. " Nous bloquons les routes pour que (...

Le mécontentement populaire ne faiblit pas au Venezuela. Depuis un mois, les manifestations parfois violentes se succèdent - au moins 24 morts ont été dénombrés -, réclamant la convocation d'élections anticipées. " Nous bloquons les routes pour que (le président) Maduro comprenne qu'il doit partir. Avec lui, nous avons faim. Je ne trouve pas de lait pour mon bébé de 16 mois ", expliquait à l'AFP une femme de 41 ans. La pénurie frappe la majorité des produits de première nécessité. En toile de fond, une économie à la dérive, due à la chute des cours du brut depuis 2014 et à un manque criant d'investissements durant les années fastes, quand les revenus pétroliers ont d'abord servi une ambitieuse politique sociale. L'inflation est devenue incontrôlable. A cela s'ajoute la montée en puissance de l'opposition de centre-droit, laquelle a remporté une victoire historique aux législatives en décembre 2015. La tension a monté de plusieurs crans fin mars dernier, quand la Cour suprême, considérée comme proche de Maduro, a tenté de s'arroger les pouvoirs du Parlement, avant de faire marche arrière face au tollé diplomatique. Le mandat de Nicolas Maduro, qui a succédé à Hugo Chavez en 2013, court théoriquement jusqu'en décembre 2018. F. J. O.