Dubaï, "the place to be", avec son expo universelle en cours jusqu'au 31 mars et ses pavillons dédiés à la promotion de cent-septante Etats de la planète. La Belgique est bien évidemment de la partie et pour une fois que l'Etat fédéral accepte de partager sa vitrine avec les entités fédérées (Flandre, Wallonie, Bruxelles), le mariage n'est pas au goût de tout le monde. En tout cas Jan Jambon (N-VA), ministre-président flamand, en visite officielle à l'occ...

Dubaï, "the place to be", avec son expo universelle en cours jusqu'au 31 mars et ses pavillons dédiés à la promotion de cent-septante Etats de la planète. La Belgique est bien évidemment de la partie et pour une fois que l'Etat fédéral accepte de partager sa vitrine avec les entités fédérées (Flandre, Wallonie, Bruxelles), le mariage n'est pas au goût de tout le monde. En tout cas Jan Jambon (N-VA), ministre-président flamand, en visite officielle à l'occasion de la Semaine flamande fin octobre, n'a pas aimé. Non pas l'architecture du pavillon belge, cette arche végétale de plusieurs niveaux qu'il juge réussie, mais bien son contenu qu'il a trouvé "médiocre, vieillot", indigne de ce qu'est la Flandre en 2021 et de ce qu'elle veut montrer à la face du monde: une région connectée, technologique, innovatrice, tournée vers le futur. C'est le message de cette Flandre high-tech que le chef du gouvernement flamand estime au moins avoir su faire passer lors de son court séjour aux Emirats arabes unis, avant de devoir laisser derrière lui un pavillon qui, selon lui, ne soutient pas la comparaison avec les vitrines des pays de taille semblable. Jan Jambon a donc confié au parlement flamand sa profonde déception laquelle est, assure-t-il, partagée par les entrepreneurs qui étaient du voyage et même par certains sponsors. Débourser 2,3 millions d'euros pour obtenir une visibilité du savoir-faire régional dans un décor aussi ringard, le retour flamand sur investissement est clairement insuffisant à ses yeux. "Il y avait beaucoup mieux à offrir au monde que ce qu'il y a à voir."Plus jamais ça. Le chef du gouvernement flamand puise dans cette expérience malheureuse une excellente raison de faire examiner la possibilité d'exaucer un voeu lors de la prochaine expo universelle à Osaka, au Japon, en 2025: un pavillon sinon confectionné rien que par et pour la Flandre, au moins plus autonome et conforme à ses attentes. Pas de faux espoirs, "je vais être honnête, vu l'actuelle constellation politique jusqu'en 2024, je crois qu'il y a peu de chances que l'échelon fédéral le permette mais même sous le parapluie fédéral, il doit y avoir moyen de faire mieux".