Dans son dernier livre, Le Temps des tempêtes (L'Observatoire, 526 p.), consacré aux premières années de sa présidence (2007-2012), Nicolas Sarkozy ne se prive pas d'égratigner quelques collègues, François Hollande, Laurent Fabius, Nicolas Hulot...
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Dans son dernier livre, Le Temps des tempêtes (L'Observatoire, 526 p.), consacré aux premières années de sa présidence (2007-2012), Nicolas Sarkozy ne se prive pas d'égratigner quelques collègues, François Hollande, Laurent Fabius, Nicolas Hulot... Dans sa ligne de mire aussi, Guy Verhofstadt. Celui-ci est Premier ministre quand le président français à peine élu le rencontre à Bruxelles. "Je ne lui faisais guère confiance car, s'il est intelligent, et même brillant, il est aussi fantasque et imprévisible. Nous avions de nombreux désaccords, conte l'auteur. Il est aussi un idéologue du libéralisme. A côté de lui, Alain Madelin (NDLR : ancien ministre français de l'Economie, ultralibéral) pourrait presque passer pour un étatiste ! Quant à ses convictions fédérales, elles étaient si extrêmes qu'il semblait rêver d'une Europe qui se contenterait de reprendre l'organisation fédérale de la Belgique. Il se voyait comme un grand Européen. J'ai, à l'inverse, toujours pensé qu'il faisait partie de cette cohorte d'eurocrates qui ont fini par pousser des millions d'Européens à la méfiance d'abord, puis à la défiance vis-à-vis des institutions européennes." Derrière l'inimitié personnelle, deux conceptions divergentes du projet européen...