A l'interne, on appelle le chantier de rénovation de l'info " R2D2 ". Pas question cependant de robotiser l'actu, au contraire : " Le but, c'est de rapprocher les chaînes de leur public ", résume le porte-parole de la RTBF Bruno Deblander. Et ce rapprochement passe - partie émergée de l'iceberg - par des visages. Avec, à 19 h 30, François De Brigode et Hadja Lahbib (et Nathalie Maleux et Julie Morelle comme joker). A 22 h 30, une édition de 12 minutes présentée par Eric Boever en alternance avec Delphine Simon, Nicolas Gillard et Esmeralda Labye. A 13 heures, Nathalie Maleux (et Véronique Barbier comme doublure). Quant à Sébastien Nollevaux (" A qui certains ont fait un peu injustement porter le chapeau des audiences plombées du ...

A l'interne, on appelle le chantier de rénovation de l'info " R2D2 ". Pas question cependant de robotiser l'actu, au contraire : " Le but, c'est de rapprocher les chaînes de leur public ", résume le porte-parole de la RTBF Bruno Deblander. Et ce rapprochement passe - partie émergée de l'iceberg - par des visages. Avec, à 19 h 30, François De Brigode et Hadja Lahbib (et Nathalie Maleux et Julie Morelle comme joker). A 22 h 30, une édition de 12 minutes présentée par Eric Boever en alternance avec Delphine Simon, Nicolas Gillard et Esmeralda Labye. A 13 heures, Nathalie Maleux (et Véronique Barbier comme doublure). Quant à Sébastien Nollevaux (" A qui certains ont fait un peu injustement porter le chapeau des audiences plombées du 13 Heures ", glisse Bruno Deblander), il est muté à la présentation d'une nouvelle case info, On n'est pas des pigeons. Une émission conso bâtie sur les fondations d' Au quotidien, qui verra le jour ce 21 mars. Mais la plus grande révolution promise par R2D2, outre le déménagement de tous ces programmes dans un studio ultramoderne, c'est l'accouchement d'un journal télévisé. A 19 heures. L'Arlésienne a donc enfin fini par pointer le bout de son nez et se matérialisera au premier jour du printemps sous les traits d'un duo de présentateurs, Ophélie Fontana et Jonathan Bradfer (et leurs filets de sécurité Delphine Simon et Nicolas Gillard). Signes particuliers : une durée de 15 minutes et un amarrage sur La Deux. D'où une ligne éditoriale spécifique : " On s'adresse à un public plus jeune, plus urbain, plus actif ", commente Christian Dauriac, sage-femme qui a accompagné la gestation de ces nouveaux rendez-vous. " On lui offre la même quantité d'info qu'à 19 h 30, mais développée différemment, avec davantage d'à-travers [NDLR : images commentées directement en plateau] ", explique ce consultant français, ancien de France 3 qui a été enrôlé par la RTBF pour assurer une mission de chirurgien de l'info jusqu'au mois de juin. " J'ai eu mon mot à dire dans le choix des présentateurs, souligne-t-il. Nous avions envie de donner la possibilité à des reporters de la rédaction d'évoluer vers ces fonctions. " Des journalistes que Christian Dauriac a emmenés en formation à l'université de France Télévisions, un centre de formation des chaînes françaises de service public, " pour les aider à mettre en valeur les qualités qui sont les leurs ". L'entraînement est à la hauteur de la tâche qui les attend : grappiller du terrain sur le fossé qui s'est creusé depuis dix ans entre les JT de RTL-TVI et ceux de la RTBF, même si, pour l'instant, selon le porte-parole du paquebot Reyers , " aucun objectif d'audience ne leur est assigné ". Dans la maison d'en face, avenue Georgin, Stéphane Rosenblatt, directeur des programmes et responsable de l'info à RTL, assiste à la naissance du 15 minutes avec une certaine sérénité. Voire une forme d'excitation. " On est obligé de partir du constat que quand un concurrent entreprend quelque chose, c'est dans l'objectif de réussir. Pour nous, c'est quelque chose de stimulant. A nous de faire ce qu'il faut pour être à la hauteur. " Et de rappeler que l'info, qui est perpétuellement en travaux à la RTBF, récolte les fruits de sa cohérence sur RTL : des rendez-vous clairs qui n'ont pas bougé en vingt ans, mais qui sont le résultat d'un " work in progress ". " J'en ai vu passer des choses en face, du Bus des régions à Projet X. ", sourit-il. C'est que l'info n'est pas un rendez-vous comme un autre : il s'agit de la colonne vertébrale d'une chaîne, d'un ring où se boxent les concurrents sur un terrain commun -celui de la production propre. MYRIAM LEROYL'INFO EST LA COLONNE VERTÉBRALE D'UNE CHAÎNE