Au moins 5 patients cancéreux sur 10 estiment que la période au cours de laquelle ils ont dû se battre contre la maladie est la plus difficile, mais 4 sur 10 avouent aussi être insuffisamment préparés à la période qui suit. C'est la même conclusion qu'a tirée une enquête* de l'asbl Vie et Cancer, menée par des oncologues, des psychologues et la firme pharmaceutique MSD Belgique. Des initiati...

Au moins 5 patients cancéreux sur 10 estiment que la période au cours de laquelle ils ont dû se battre contre la maladie est la plus difficile, mais 4 sur 10 avouent aussi être insuffisamment préparés à la période qui suit. C'est la même conclusion qu'a tirée une enquête* de l'asbl Vie et Cancer, menée par des oncologues, des psychologues et la firme pharmaceutique MSD Belgique. Des initiatives sont menées pour aider les anciens malades à vivre le mieux possible l'après-cancer. L'asbl " Vie et cancer " est spécialisée dans la réintégration des patients cancéreux au travail. Selon la responsable Magali Mertens, 70% des survivants éprouvent des difficultés à reprendre le travail : " Après leur bataille contre la maladie, les patients doivent entamer un nouveau combat, à savoir retrouver leur place dans la vie professionnelle. " L'enquête montre que 40% doivent adapter leurs tâches et que près de 30% ont changé de boulot. Quelque 30% ont arrêté de travailler tandis que pour 35%, vaincre la maladie leur a offert une chance de prendre un nouveau départ. Le redémarrage chaotique est en grande partie lié à la peur de la rechute et à l'épuisement physique. Trois-quarts des survivants affirment d'ailleurs éprouver des difficultés psychologiques et plus de 80% des problèmes physiques. C'est pourquoi des coachs sont désormais spécialement formés. L'asbl de Magali Mertens, Travail et Cancer, offre ce type de suivi, de même que Allezi, une structure qui, grâce au soutien financier de la Fondation contre le Cancer et la Fondation Majin, a pu former un réseau de coaches dans tout le pays. Ceux-ci conseillent non seulement les anciens malades du cancer qui retournent au travail, mais aussi les employeurs qui veulent les accompagner au mieux.