Adolescente victime d'un déluge de haine pour avoir critiqué l'islam dans une vidéo postée en janvier 2020, Mila publie Je suis le prix de votre liberté (1) pour essayer de comprendre "comment j'en suis arrivée là, comment nous en sommes arrivés là". Elle rappelle le contexte qui a présidé à la publication de la vidéo où elle affirmait que "l'islam, c'est de la merde". "...

Adolescente victime d'un déluge de haine pour avoir critiqué l'islam dans une vidéo postée en janvier 2020, Mila publie Je suis le prix de votre liberté (1) pour essayer de comprendre "comment j'en suis arrivée là, comment nous en sommes arrivés là". Elle rappelle le contexte qui a présidé à la publication de la vidéo où elle affirmait que "l'islam, c'est de la merde". "Dès le début de mon adolescence, j'ai [...] été, pour le simple fait d'être qui je suis (NDLR: homosexuelle), régulièrement insultée et moquée au nom de l'islam." Elle affirme qu'elle ne changerait pas un mot à son propos "même si certains, lancés sous le coup de la colère, sont peut-être maladroits". Et puis, à la faveur d'un échange fortuit avec un couple de jeunes musulmans, elle qui a été élevée dans une famille athée glisse que "l'islam devient ce que les hommes en font. Et c'est vrai de toutes les religions". L'ouvrage dévoile aussi la Mila devenue chantre de la lutte pour la liberté d'expression. "Malgré moi, je porte sur mes épaules le combat qu'un pays entier devrait mener." De ceux qui exhortent à la violer ou à la tuer, elle dit qu' "ils ont été élevés dans la haine des homosexuels, des juifs, des apostats, des femmes et des mécréants. Ils haïssent toutes les personnes qui sont libres et qui ne vivent pas comme eux dans le carcan de la religion". Désormais sous protection policière, Mila a au moins la satisfaction que "la justice a pris la mesure de ce qui se passe". Treize de ses harceleurs ont été jugés par le tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet ; pour la plupart, ils n'étaient pas de confession musulmane. Ainsi, comme en écho, le constat de Mila, "je fais partie d'une génération qui adore cibler une proie sur laquelle elle va pouvoir se déchaîner", révèle-t-il l'ampleur du problème.