Et si ? Sur cette toute petite base qu'on appelle uchronie, beaucoup d'auteurs créent de la SF, de l'anticipation et, parfois, des chefs-d'oeuvre. R.J. Ellory, lui, ne dévie pas de ce qu'il fait de mieux : de...

Et si ? Sur cette toute petite base qu'on appelle uchronie, beaucoup d'auteurs créent de la SF, de l'anticipation et, parfois, des chefs-d'oeuvre. R.J. Ellory, lui, ne dévie pas de ce qu'il fait de mieux : des polars sombres, voire désespérés. Et si, le 22 novembre 1963, Lee Harvey Oswald avait raté son fameux tir groupé et que Kennedy n'était pas mort ? Qu'il n'ait même jamais rien su de cette tentative d'assassinat ? " Garderait-on le même souvenir de lui, ou aurait-il rejoint les rangs des disgraciés ? " se demande Ellory, après avoir donné la réponse : prêt à tout pour obtenir sa réélection, empêtré dans la guerre du Vietnam et ses liens avec la mafia, gavé de femmes et de médicaments, le mythique JFK n'aurait pas valu mieux qu'un autre... Une leçon que l'écrivain noie un peu trop dans une autre intrigue qui lui ressemble - un photojournaliste, rongé par la culpabilité, tente de faire toute la lumière sur le supposé suicide de son ex-fiancée - et qui, elle, aurait très bien pu se passer de cette uchronie un peu courte.