Le terrain était le dernier du lotissement. Et si les maisons voisines sont plutôt traditionnelles, les propriétaires de celle-ci, en la concevant, ont choisi de faire un clin d'£il à l'urbanismeà L'administration communale leur imposait une toiture à double versant. Ils n'ont pas dérogé à la règle. Mais la couverture de leur habitation présente un axe de faîtage oblique, reliant un coin de la maison à son opposé, en diagonale. Ce choix induit une volumétrie particu...

Le terrain était le dernier du lotissement. Et si les maisons voisines sont plutôt traditionnelles, les propriétaires de celle-ci, en la concevant, ont choisi de faire un clin d'£il à l'urbanismeà L'administration communale leur imposait une toiture à double versant. Ils n'ont pas dérogé à la règle. Mais la couverture de leur habitation présente un axe de faîtage oblique, reliant un coin de la maison à son opposé, en diagonale. Ce choix induit une volumétrie particulière du bâtiment. Bâtie perpendiculairement à la rue, la construction s'enfonce plus loin dans le terrain que les immeubles proches, implantés le long de la voirie. " De cette manière, on profite de la vue sans être gêné, expliquent Daphné Römer et Eric De Tiège, les architectes. Cette implantation permet de bénéficier de la chaleur du soleil et de rendre plus intimes les pièces de vie comme les espaces extérieurs. "Côté matériaux, la sobriété est de mise : brique grise, toiture de zinc et châssis en aluminium dehors, parquet en chêne et carreaux de terre cuite dedans. Le garage et la buanderie, situés vers la rue, sont masqués par un bardage de cèdre traité. Cette implantation des zones de service à l'avant de la maison a dicté la configuration intérieure. Une fois la porte d'entrée franchie, un couloir longe le garage et mène à la cuisine, au salon et à la salle à manger, largement ouverts vers l'arrière de la maison. Des baies cadrent les vues sur les campagnes avoisinantes. Un escalier mène à l'étage, qui se divise en deux entités : un espace pour les parents, avec dressing et salle de bain, et un autre pour les enfants, comptant deux chambres et une pièce d'eau. Une partie du mobilier est intégrée, pour rendre l'ensemble cohérent. Car Daphné Römer et Eric De Tiège ont le souci du détail : ils ont dissimulé les techniques et les éclairages pour parfaire les finitions. Ils ont également mis l'accent sur l'aspect énergétique de la construction : parfaitement isolée, elle bénéficie d'une ventilation à double flux, d'une chaudière au gaz à basse température et de vitrage à haut rendement. Pour vivre dans cette habitation basse énergie de 215 mètres carrés, les propriétaires ont déboursé environ 200 000 euros, hors TVA et honoraires. Une somme relativement raisonnable, alors que le prix des nouvelles constructions atteint facilement des sommets. Anne-Catherine De Bast