Les illogismes se suivent et se ressemblent. Assouplissement dans le port du masque suivi de près par la fermeture des bars et cafés. Annonce de couvre-feux. Menace de reconfinement, aussitôt étouffée. Querelles scientifiques sur fond de contradictions. Décisions politiques aux allures arbitraires. Où ...

Les illogismes se suivent et se ressemblent. Assouplissement dans le port du masque suivi de près par la fermeture des bars et cafés. Annonce de couvre-feux. Menace de reconfinement, aussitôt étouffée. Querelles scientifiques sur fond de contradictions. Décisions politiques aux allures arbitraires. Où se situe donc la vérité? Pourquoi les chiffres seraient-ils fiables puisque rien dans cette crise ne l'est? Comment avoir confiance alors que nous marchons sur des sables rendus mouvants par des mesures de restriction à géométrie variable? Au milieu de cette cacophonie jaillit un soupçon: ce carnage est-il justifié ou est-ce là un moyen de détourner notre attention d'enjeux autrement cruciaux? Nous avons les yeux braqués sur ce virus bien moins létal que la pollution et qui n'est autre qu'un des nombreux symptômes de notre planète malade. Alors que nous devrions unir nos forces pour lutter contre l'inéluctable effondrement systémique, nous voilà fragilisés, manipulables, divisés. Le masque a rendu nos regards fuyants et nous a dressés les uns contre les autres en bons chiens de faïence que nous sommes devenus. Notre vue est brouillée, notre discernement atrophié. Si les élites politiques avaient pour objectif de sauver la santé tout en préservant l'économie, elles n'ont réussi qu'à démolir les deux. Stratégie visant à maintenir sous perfusion le sacro-saint consumérisme ou vulgaire impuissance? Au bout de sept mois de pandémie, on est en droit de se poser la question et d'exiger une réponse.