On prendrait presque Chris Janssens en pitié. Chaque fois qu'un coreligionnaire exprime sa haine envers les homosexuels et les femmes, le vice-président du Vlaams Belang peut jouer au pompier pour se distancier au nom du parti.
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On prendrait presque Chris Janssens en pitié. Chaque fois qu'un coreligionnaire exprime sa haine envers les homosexuels et les femmes, le vice-président du Vlaams Belang peut jouer au pompier pour se distancier au nom du parti. Démarche nécessaire après l'interview dans le Standaard de Jef Elbers, candidat du Vlaams Belang au conseil d'administration du Fonds flamand de l'audiovisuel. "Cet exhibitionnisme sur des chars, ces chars de merde avec leurs bazars emballés dans une coquille", déclarait Elbers à propos de la Gay Pride, qu'il trouve "obscène". Voilà qui est dit! Prendre Chris Janssens ou le président Tom Van Grieken en pitié n'est pas nécessaire. Elbers traduit bien le regard ultraconservateur de l'extrême droite sur l'homosexualité qui relevait du domaine public au sein du Vlaams Blok/Belang originel. C'est donc plus qu'une relique du passé. Le rejet de l'homosexualité et la haine frontale à l'égard des LGBTQ redeviennent audibles au sein de la droite radicale. Au VB aussi [...]. Les propos homophobes d'Elbers, ou jadis de nombreux autres membres du Vlaams Belang, tombent mal après qu'un meurtre (NDLR: au mobile homophobe présumé, commis le 6 mars à Beveren) focalise l'attention sur la violence envers les homosexuels. Mais ils relèvent bel et bien à nouveau du répertoire de la droite radicale. L'hypocrisie réside même dans la réaction à l'affaire Elbers. On se distancie des propos de tels hommes mais la nomination à un siège du conseil d'administration n'est