J'ai beaucoup apprécié votre "Grand entretien" consacré à Daniel Schneidermann (Le Vif du 7 octobre) qui, avec précision, décrypte les récits médiatiques. Je ne peux qu'être de son avis d'autant plus qu...

J'ai beaucoup apprécié votre "Grand entretien" consacré à Daniel Schneidermann (Le Vif du 7 octobre) qui, avec précision, décrypte les récits médiatiques. Je ne peux qu'être de son avis d'autant plus que j'observe cet état de fait journellement. Et il n'est pas nouveau! Son aventure à Nouméa m'a rappelé une cocasse anecdote qui date de la fin des années 1950. La presse avait évoqué l'accident dont avait été victime le maître de pharmacie de l'UCL, le professeur Castille. Lors d'une malencontreuse manipulation, il aurait eu "les mains brûlées et risquerait d'en perdre l'usage ". Etudiants en pharma à l'époque, nous attendions avec curiosité et impatience son entrée dans l'auditoire. Il est apparu souriant et moqueur, les mains bien en l'air, les tournant dans tous les sens pour nous montrer qu'elles étaient en parfait état. Nous l'avons applaudi. Non, vraiment rien de nouveau mais le phénomène s'est copieusement développé. Les médias ont parfaitement saisi l'attente du citoyen pour ce type d'info.