Au départ, le bâtiment était dans un état peu engageant. Les débris de l'ancienne toiture, effondrée, encombraient l'intérieur de l'édifice. La végétation s'était également emparée de l'ensemble... Cette description quelque peu ingrate passe sous silence le charme inouï du cadre environnant. La bâtisse fait en effet partie intégrante du mur d'enceinte du château de Lesve, situé sur les hauteurs de la vallée de la Meuse. Il s'agit d'un réel coup de foudre du maître d'ouvrage qui a, dès le départ, une idée précise de ce qu'il souhaite : une rénovation en matériaux naturels, dans un esprit " loft ".
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Au départ, le bâtiment était dans un état peu engageant. Les débris de l'ancienne toiture, effondrée, encombraient l'intérieur de l'édifice. La végétation s'était également emparée de l'ensemble... Cette description quelque peu ingrate passe sous silence le charme inouï du cadre environnant. La bâtisse fait en effet partie intégrante du mur d'enceinte du château de Lesve, situé sur les hauteurs de la vallée de la Meuse. Il s'agit d'un réel coup de foudre du maître d'ouvrage qui a, dès le départ, une idée précise de ce qu'il souhaite : une rénovation en matériaux naturels, dans un esprit " loft ". Le rez-de-chaussée accueille le hall d'entrée, le salon et la salle à manger. La salle de bains, le bureau et la chambre se situent à l'étage. L'absence de cloisons et le vide créé au-dessus du salon apportent le côté loft recherché. Afin d'offrir au logement une certaine modularité, ce vide pourra aisément être comblé dans le futur pour créer plus tard une deuxième chambre. Le bâtiment initial est complété par une extension construite contre le pignon sud-ouest. Ouverte sur la construction existante, celle-ci abrite la cuisine. Au total, la surface habitable est de 80 mètres carrés. Le caractère double de la bâtisse se répercute visuellement, au niveau des interventions. Côté rue, le respect de l'authenticité a primé, avec pour seule modification le remplacement des châssis. Un petit changement de fonction apparaît toutefois : l'ancienne porte d'entrée, côté rue, est désormais une fenêtre. Du côté intérieur de l'enceinte, les changements sont plus nombreux. Le bâtiment a été ouvert vers l'extérieur, par le percement d'une baie vitrée et la création de l'extension. Un autre souhait du maître d'ouvrage était de protéger une intimité menacée par les va-et-vient liés aux activités du château dont le portail d'entrée se trouve à une vingtaine de mètres de l'habitation. L'extension, en ossature bois et avec toiture plate végétalisée, est donc fermée visuellement aux regards extérieurs. Seules trois étroites fenêtres verticales créent un écho visuel aux trois meurtrières présentes dans le pignon du bâtiment existant. Si l'aspect d'origine est bien respecté, la rénovation n'a pas manqué d'apporter sa touche contemporaine. Le projet fait d'ailleurs largement appel aux techniques actuelles, comme l'explique l'architecte Amandine Brasseur : " L'intérieur du bâtiment existant est doublé à l'aide d'une ossature bois. Le vide entre l'ossature et le mur extérieur est isolé par de l'ouate de cellulose insufflée, d'une épaisseur minimale de 19 centimètres et pouvant aller jusque 30 centimètres, car les murs extérieurs du bâtiment ne sont pas parfaitement droits. " Le bâtiment existant est par ailleurs couvert d'une nouvelle toiture en ardoises, également isolée avec 30 centimètres de cellulose.