Bravo pour votre éditorial courageux et pour la façon claire et convaincante avec laquelle vous présentez l'intérêt de la mixité et de l'hétérogénéité des publics pour la qualité de l'enseignement. Ce que vous écrivez est pertinent et, hélas, trop peu partagé encore. Le critère aléatoire qui doit permettre de départager les élèves surnuméraires est le seul que le Conseil d'Etat a validé. Il n'est sans doute pas parfait, mais il est garant de la transparence lorsqu'il s'agit de départager les demandes d'inscription tro...

Bravo pour votre éditorial courageux et pour la façon claire et convaincante avec laquelle vous présentez l'intérêt de la mixité et de l'hétérogénéité des publics pour la qualité de l'enseignement. Ce que vous écrivez est pertinent et, hélas, trop peu partagé encore. Le critère aléatoire qui doit permettre de départager les élèves surnuméraires est le seul que le Conseil d'Etat a validé. Il n'est sans doute pas parfait, mais il est garant de la transparence lorsqu'il s'agit de départager les demandes d'inscription trop nombreuses pour le nombre de places qu'offre l'école. Comment faire sinon pour retenir 200 élèves là où il y a 300 demandes d'inscription ? Un des objectifs du décret est de garantir à chaque parent la liberté de choisir librement l'école de son enfant. Cette liberté de choix ne signifie évidemment pas que l'enfant sera nécessairement inscrit dans l'école choisie. Ce phénomène n'est pas neuf : il y a toujours eu des écoles qui n'avaient pas suffisamment de places pour faire face à la demande. La question est donc : comment départager les élèves surnuméraires dans ces quelques écoles-là. Et c'est ici que nous retombons sur le seul critère aléatoire validé par le Conseil d'Etat pour, en toute fin de processus, départager les demandes d'inscription surnuméraires... (...). Je pense que les intentions du Vif/L'Express (éditorial du 31 octobre) étaient bien claires de montrer l'absurdité du système dans lequel le PS, le CDH... ont entraîné bon nombre de parents et surtout d'enfants. Nous sommes heureux de voir que la presse bouge avec " bon sens ". Toutefois, j'aimerais y apporter un rectificatif extrêmement important que vous pouvez vérifier auprès de nombreux parents : la plupart d'entre nous ne sont pas opposés à une mixité sociale dans les écoles (qui par ailleurs existe dans de très nombreux établissements), bien au contraire, mais s'insurgent et se battent contre un tirage au sort de l'avenir scolaire, pédagogique de leurs enfants. Ou toute autre forme de catégorisation qui font penser à des temps qui ne sont pas si lointains mais dont nos politiques ne semblent pas avoir tiré les leçons de l'histoire, je fais référence à l'étude proposant un tri sur la base du diplôme de la mère... En tant que parents responsables et dans un pays démocratique, où allons-nous si nous ne pouvons pas choisir librement l'enseignement qui convient à notre enfant, tenir compte de son cadre de vie, des trajets et du temps qu'il passera dans les transports, de sa sécurité, etc. ? Toni Pelosato, directeur de cabinet à la Communauté française; Christine De Greef, maman de 3 enfan