Aujourd'hui, il faut se rendre à l'évidence. La Belgique va mourir et le plus tôt sera le mieux. Malgré une succession de réformes institutionnelles, la volonté identitaire flamande revient sans cesse avec encore plus d'acuité. Ces réformes n'ont rien apaisé. Elles ont simplement...

Aujourd'hui, il faut se rendre à l'évidence. La Belgique va mourir et le plus tôt sera le mieux. Malgré une succession de réformes institutionnelles, la volonté identitaire flamande revient sans cesse avec encore plus d'acuité. Ces réformes n'ont rien apaisé. Elles ont simplement débouché sur une usine à gaz institutionnelle et sur une multiplication des instances qui ne profitent qu'aux partis politiques et à leurs mandataires. Le Belge moyen n'y comprend plus rien. Il se rend juste compte que l'Etat, au sens large du terme, lui coûte de plus en plus cher et que le retour sur investissement, du côté wallon et francophone, n'y est pas (enseignement de qualité discutable, économie wallonne stagnante malgré l'investissement public, justice malade...) [...] Les Flamands n'ont pas encore tout. Ils en veulent davantage. Ils veulent les terres wallonnes pour implanter leurs entreprises et rapatrier la création de richesse chez eux. Dans ce scénario, déjà en marche, les Wallons deviendront des Belges de second rang, ce qu'ils sont déjà en partie. Que nos responsables politiques prennent enfin la mesure de ce qui se joue ! Qu'ils deviennent de véritables hommes et femmes d'Etat ! Plutôt se séparer qu'entrer dans un confédéralisme qui conduira inéluctablement à faire de la Wallonie une forme de colonie flamande. Un jour, l'histoire les jugera. Espérons que ce ne sera pas dans le sang.