Les actions appartiendront toujours à la catégorie des investissements à risque. Cela dit, cette classe d'actifs est somme toute assez transparente. Le seul critère à considérer est le niveau de risque que l'investisseur peut tolérer. Le rendement des actions est loin d'être fixe, il peut même fluctuer de manière importante. La situation personnelle de l'investisseur entre aussi en ligne de compte. Un jeune cadre déjà propriétaire d'un bien immobilier et percevant des revenus confortables peut évidemment s'exposer à un risque plus important qu'un jeune sans revenu fixe qui n'a pas encore acheté de logement. De même, un retraité ne disposant que des revenus d'un fonds de pension légal et d'une épargne modeste n'envisagera pas un investissement en actions, mais plutôt un placeme...

Les actions appartiendront toujours à la catégorie des investissements à risque. Cela dit, cette classe d'actifs est somme toute assez transparente. Le seul critère à considérer est le niveau de risque que l'investisseur peut tolérer. Le rendement des actions est loin d'être fixe, il peut même fluctuer de manière importante. La situation personnelle de l'investisseur entre aussi en ligne de compte. Un jeune cadre déjà propriétaire d'un bien immobilier et percevant des revenus confortables peut évidemment s'exposer à un risque plus important qu'un jeune sans revenu fixe qui n'a pas encore acheté de logement. De même, un retraité ne disposant que des revenus d'un fonds de pension légal et d'une épargne modeste n'envisagera pas un investissement en actions, mais plutôt un placement à revenus fixes. Depuis la correction qui a sévi ces derniers mois, les marchés boursiers sont à nouveau intéressants. Par rapport au cycle économique, ils jouent en effet un rôle précurseur. Certes, la situation économique est houleuse, mais nous ne partageons pas la vision pessimiste de nombreux observateurs. Nous vivons dans un monde à deux vitesses, partagé entre l'Occident (Etats-Unis et Europe), confronté à une récession, et l'Asie - Chine en tête -, qui fait office de locomotive économique à l'échelle mondiale. Les Chinois, qui affichent un taux d'épargne de 30 %, ont financé ces dernières années 40 % de la dette américaine. Le pays dispose donc des moyens financiers suffisants pour soutenir son économie domestique. Récemment, la Chine a en outre décidé d'investir plus de 500 milliards de dollars dans des travaux d'infrastructure. Les marchés boursiers anticipent déjà des scénarii très sombres. Nous ne vendrions donc plus nos actions. Au contraire, même : les investisseurs conscients du risque et ayant un horizon de placement d'au moins cinq ans peuvent progressivement affecter leurs liquidités à de nouveaux achats. Evitez cependant les banques et les sociétés affichant un taux d'endettement trop élevé (dettes à court terme, principalement). Exploitez la correction des marchés pétroliers pour acheter des titres d'entreprises actives dans l'énergie (alternative). Parmi celles-ci, épinglons Total, Royal Dutch, mais aussi le groupe brésilien Petrobras, dont les titres présentent des valorisations très intéressantes. De même, les matières premières traditionnelles (voir page ci-contre) et agricoles méritent qu'on s'y intéresse. Achetez des parts de sociétés qui récoltent les fruits de la consommation domestique des pays émergents et plus particulièrement de la Chine. Ne choisissez pas la difficulté : investissez " près de chez vous ". Des actions telles que Bekaert (leader de marché en Chine dans le segment des câbles d'acier) et Lafarge (chef de file mondial dans le secteur du ciment) tireront profit des travaux d'infrastructure réalisés en Chine. De même, le spécialiste du transport maritime CMB (vrac sec : céréales, charbon, minerai de fer) est appelé à récolter les fruits de son ancrage à la Chine. Les tarifs de fret du vrac sec se sont effondrés de plus de 90 %, mais le marché ne tient nullement compte du fait que CMB s'est couvert pour les cinq prochaines années à des tarifs nettement plus élevés. Les actions de sociétés qui misent sur les segments d'activités liés au vieillissement de la population constituent également un placement attrayant pour les années à venir. C'est le cas des exploitants de maisons de repos (Aedifica) et des spécialistes des appareils médicaux et dentaires (Arseus). Les sociétés pharmaceutiques (Pfizer) et biotechnologiques (ThromboGenics) sont un autre véhicule judicieux pour miser sur la thématique du vieillissement de la population. De plus, ces sociétés sont défensives et anticycliques. Elles n'ont aucun problème d'ordre financier, aucune dette, et versent, à l'exception de ThromboGenics, de plantureux dividendes (rendement compris entre 5 et 8 % brut). l