La Belgique "est présente depuis le début" en Corée du Sud, a rappelé M. Reynders, à la sortie de sa rencontre avec le général américain, qui commande les forces US, celles de l'ONU et les forces combinées américano-coréennes sur place.

Au cours de la mission princière, les officiels belges et coréens rappellent régulièrement que plus de 3.000 Belges ont combattu entre 1951 et 1955 en Corée dans un bataillon de volontaires contre le Nord, et que 106 d'entre eux y ont trouvé la mort. Le chef de la diplomatie belge a d'ailleurs compulsé lundi, au quartier général du commandant Brooks à Séoul, le livre mémoriel de ces soldats, déposé sur l'une des trois tables où a été signé l'armistice.

Avec la princesse Astrid et les ministres de la délégation, Didier Reynders rencontrera mardi le président nouvellement élu Moon Jae-In. Ce dernier semble chercher à relancer la politique de rapprochement avec le Nord. Il a récemment retardé le renforcement du bouclier anti-missile américain (THAAD) en Corée du Sud, au motif de nécessaires procédures de transparence vis-à-vis de sa population.

Pour Didier Reynders, s'il convient de mettre en oeuvre les sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU (CSONU), celles-ci ont un effet assez limité du fait que le Nord reste fermé sur lui-même. Et d'évoquer la pression politique. La Belgique - candidate à un siège au Conseil de sécurité - veut "voir si des pistes de dialogue sont possibles, même si elles sont limitées".

"Mais comment aider à tenter de reprendre le dialogue quand il est si difficile de savoir ce que le Nord a envie de négocier", demande-t-il, en soulignant la nécessité que la Corée du Nord gèle au moins sa recherche de capacité nucléaire.

"La difficulté est d'avoir une vraie connaissance de la capacité de négociation des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, avec la Corée du Nord", ajoute M. Reynders. Pour améliorer son renseignement, la Belgique pourrait participer à des exercices aux côtés des Etats-Unis - sous bannière onusienne -, par exemple à des manoeuvres sur les plans d'évacuation de populations, en qualité d'observateurs, de forces médicales, ou en faisant participer des officiers.

"Une participation symbolique, mais utile", qui permettrait d'améliorer le renseignement pour mieux voir si des pistes de dialogue sont possibles, et "être informé des débats" si la Belgique se retrouve à la table du Conseil de sécurité.

La Belgique "est présente depuis le début" en Corée du Sud, a rappelé M. Reynders, à la sortie de sa rencontre avec le général américain, qui commande les forces US, celles de l'ONU et les forces combinées américano-coréennes sur place. Au cours de la mission princière, les officiels belges et coréens rappellent régulièrement que plus de 3.000 Belges ont combattu entre 1951 et 1955 en Corée dans un bataillon de volontaires contre le Nord, et que 106 d'entre eux y ont trouvé la mort. Le chef de la diplomatie belge a d'ailleurs compulsé lundi, au quartier général du commandant Brooks à Séoul, le livre mémoriel de ces soldats, déposé sur l'une des trois tables où a été signé l'armistice. Avec la princesse Astrid et les ministres de la délégation, Didier Reynders rencontrera mardi le président nouvellement élu Moon Jae-In. Ce dernier semble chercher à relancer la politique de rapprochement avec le Nord. Il a récemment retardé le renforcement du bouclier anti-missile américain (THAAD) en Corée du Sud, au motif de nécessaires procédures de transparence vis-à-vis de sa population. Pour Didier Reynders, s'il convient de mettre en oeuvre les sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU (CSONU), celles-ci ont un effet assez limité du fait que le Nord reste fermé sur lui-même. Et d'évoquer la pression politique. La Belgique - candidate à un siège au Conseil de sécurité - veut "voir si des pistes de dialogue sont possibles, même si elles sont limitées". "Mais comment aider à tenter de reprendre le dialogue quand il est si difficile de savoir ce que le Nord a envie de négocier", demande-t-il, en soulignant la nécessité que la Corée du Nord gèle au moins sa recherche de capacité nucléaire. "La difficulté est d'avoir une vraie connaissance de la capacité de négociation des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, avec la Corée du Nord", ajoute M. Reynders. Pour améliorer son renseignement, la Belgique pourrait participer à des exercices aux côtés des Etats-Unis - sous bannière onusienne -, par exemple à des manoeuvres sur les plans d'évacuation de populations, en qualité d'observateurs, de forces médicales, ou en faisant participer des officiers. "Une participation symbolique, mais utile", qui permettrait d'améliorer le renseignement pour mieux voir si des pistes de dialogue sont possibles, et "être informé des débats" si la Belgique se retrouve à la table du Conseil de sécurité.