Jusqu'à présent, Twitter n'avait pris aucune mesure contre le compte ou les tweets du président des États-Unis. Pourtant, ce dernier s'est retrouvé à maintes reprises à la limite de contenus erronés, nuisibles ou trompeurs. Une des raisons pour laquelle le réseau social a laissé Donald Trump publier ce genre de tweets est que ses messages sont considérés comme dignes d'intérêt car il s'agit d'un chef d'État et constituent donc une exception. Cependant, après avoir été critiqué pendant des années, Twitter a décidé, ce 26 mai, d'ajouter des étiquettes de contrôle sur deux tweets du président qui partageaient des informations trompeuses sur le vote par correspondance. En cliquant sur ces étiquettes, le site vous redirige vers une page de vérification.

Twitter s'est exprimé au sujet de la décision : "Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur les processus de vote et ont été étiquetés pour fournir un contexte supplémentaire autour des bulletins de vote par correspondance. Cette décision est conforme à l'approche que nous avons partagée au début de ce mois".

Brad Parscale, directeur de la campagne 2020 du président Trump, a fait une déclaration exprimant le mécontentement de l'administration à l'égard de la décision de Twitter. "Nous avons toujours su que la Silicon Valley mettrait tout en oeuvre pour empêcher le président Trump de faire passer son message aux électeurs. Le partenariat avec les faux médias d'information biaisés et pseudo vérificateurs de faits n'est qu'un écran de fumée que Twitter utilise pour essayer de donner une fausse crédibilité à ses tactiques politiques évidentes". Donald Trump a également répondu en accusant Twitter d'"interférer dans l'élection présidentielle de 2020" et d'étouffer la liberté d'expression.

La vérification des propos de Donald Trump soulève d'autres questions concernant d'autres leaders mondiaux. Twitter va-t-il commencer à vérifier les propos de leaders comme le Vénézuélien Nicholas Maduro, le Chinois Xi Jinping et l'Iranien Ruhollah Khamenei lorsqu'ils font des déclarations trompeuses sur la plateforme ? En tout cas, Twitter a déjà supprimé les tweets du président brésilien Jair Bolsonaro et du président vénézuélien Maduro dans lesquels ils approuvaient des traitements non prouvés pour le Covid-19. L'année dernière, l'entreprise a également supprimé un tweet d'un compte lié au Guide suprême iranien Khamenei qui appelait à l'exécution du romancier Salman Rushdie.

Bien que cette initiative soit progressive, elle montre que Twitter est prêt à prendre davantage position sur les contenus trompeurs sur sa plateforme. Le défi sera de savoir faire la part des choses entre les demi-vérités, les théories du complot et les mensonges purs et simples que les hommes et femmes politiques publient chaque jour.

Si la décision de Twitter est bien accueillie , elle ne manquera pas de faire réagir les critiques des conservateurs qui affirment qu'en étiquetant le président, Twitter limite la liberté d'expression sur la plateforme et reflète un parti pris anticonservateur.

Lire aussi: Donald Trump menace de fermer les réseaux sociaux

Jusqu'à présent, Twitter n'avait pris aucune mesure contre le compte ou les tweets du président des États-Unis. Pourtant, ce dernier s'est retrouvé à maintes reprises à la limite de contenus erronés, nuisibles ou trompeurs. Une des raisons pour laquelle le réseau social a laissé Donald Trump publier ce genre de tweets est que ses messages sont considérés comme dignes d'intérêt car il s'agit d'un chef d'État et constituent donc une exception. Cependant, après avoir été critiqué pendant des années, Twitter a décidé, ce 26 mai, d'ajouter des étiquettes de contrôle sur deux tweets du président qui partageaient des informations trompeuses sur le vote par correspondance. En cliquant sur ces étiquettes, le site vous redirige vers une page de vérification.Twitter s'est exprimé au sujet de la décision : "Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur les processus de vote et ont été étiquetés pour fournir un contexte supplémentaire autour des bulletins de vote par correspondance. Cette décision est conforme à l'approche que nous avons partagée au début de ce mois".Brad Parscale, directeur de la campagne 2020 du président Trump, a fait une déclaration exprimant le mécontentement de l'administration à l'égard de la décision de Twitter. "Nous avons toujours su que la Silicon Valley mettrait tout en oeuvre pour empêcher le président Trump de faire passer son message aux électeurs. Le partenariat avec les faux médias d'information biaisés et pseudo vérificateurs de faits n'est qu'un écran de fumée que Twitter utilise pour essayer de donner une fausse crédibilité à ses tactiques politiques évidentes". Donald Trump a également répondu en accusant Twitter d'"interférer dans l'élection présidentielle de 2020" et d'étouffer la liberté d'expression.La vérification des propos de Donald Trump soulève d'autres questions concernant d'autres leaders mondiaux. Twitter va-t-il commencer à vérifier les propos de leaders comme le Vénézuélien Nicholas Maduro, le Chinois Xi Jinping et l'Iranien Ruhollah Khamenei lorsqu'ils font des déclarations trompeuses sur la plateforme ? En tout cas, Twitter a déjà supprimé les tweets du président brésilien Jair Bolsonaro et du président vénézuélien Maduro dans lesquels ils approuvaient des traitements non prouvés pour le Covid-19. L'année dernière, l'entreprise a également supprimé un tweet d'un compte lié au Guide suprême iranien Khamenei qui appelait à l'exécution du romancier Salman Rushdie.Bien que cette initiative soit progressive, elle montre que Twitter est prêt à prendre davantage position sur les contenus trompeurs sur sa plateforme. Le défi sera de savoir faire la part des choses entre les demi-vérités, les théories du complot et les mensonges purs et simples que les hommes et femmes politiques publient chaque jour.Si la décision de Twitter est bien accueillie , elle ne manquera pas de faire réagir les critiques des conservateurs qui affirment qu'en étiquetant le président, Twitter limite la liberté d'expression sur la plateforme et reflète un parti pris anticonservateur.Lire aussi: Donald Trump menace de fermer les réseaux sociaux