"Le général Qassem Soleimani a tué ou grièvement blessé des milliers d'Américains sur une longue période et prévoyait d'en tuer beaucoup d'autres (...) Il était directement ou indirectement responsable de la mort de millions de personnes", a tweeté M. Trump.

"Si l'Iran ne sera jamais capable de l'admettre clairement, Soleimani était à la fois détesté et craint dans son pays. Ils ne sont pas aussi tristes que les dirigeants (iraniens, Ndlr) essayent de le faire croire au reste du monde. Il aurait du être tué il y a des années!", a-t-il ajouté.

Soleimani préparait une "action d'envergure" menaçant des "centaines de vies américaines"

Selon Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, le général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain, préparait une "action d'envergure" menaçant des "centaines de vies améicaines".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a également affirmé que les Etats-Unis souhaitaient la "désescalade". Le secrétaire d'Etat a indiqué dans trois tweets distincts s'être entretenu avec ses homologues chinois, britannique et allemand de "la décision de Donald Trump d'éliminer M. Soleimani en réponse à des menaces imminentes pour des vies américaines". Il a rappelé à chaque fois que les Etats-Unis souhaitaient une "désescalade".

Mike Pompeo s'est dit "reconnaissant", après avoir échangé avec le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab, que les alliés des Etats-Unis "reconnaissent les menaces agressives et permanentes posées par la force iranienne al-Qods" des Gardiens de la Révolution.

"L'Allemagne s'inquiète également des provocations militaires permanentes du régime iranien", a par ailleurs écrit Mike Pompeo après avoir discuté avec le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.

Le secrétaire d'Etat américain avait publié sur Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi une vidéo montrant selon lui des Irakiens "dansant dans la rue" pour célébrer la mort de Qassem Soleimani.

L'émissaire de la République islamique en Irak, dirigeant des Gardiens de la Révolution, a été tué tôt vendredi dans un raid américain à Bagdad.

Le Pentagone a annoncé que le président américain Donald Trump avait lui-même donné l'ordre de "tuer" M. Soleimani. L'Iran a immédiatement promis de "venger" sa mort.

Paris appelle les Français "à la prudence"

La France a enjoint vendredi à la "prudence" ses ressortissants se trouvant dans plusieurs pays du Proche-Orient, notamment en Irak, "à la suite des récents événements" dans ce pays et "d'une montée des tensions dans la région".

"Le contexte de montée des tensions dans la région et les récents développements imposent de faire preuve de la plus grande prudence s'agissant des déplacements en ou vers l'Irak", préconise le ministère sur son site internet.

La diplomatie française formule également des recommandations pour les Français présents en Iran, en Arabie saoudite ou encore en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.

En ce qui concerne l'Iran, où "trois jours de deuil ont été déclarés à la suite de la mort du général (Qassem) Soleimani, des rassemblements sont susceptibles de se tenir dans l'ensemble du pays", souligne-t-elle.

"Il est recommandé de rester à l'écart de tout rassemblement ou mouvement de foule, de faire preuve de la plus grande vigilance, prudence et discrétion, notamment lors de ses déplacements, et de s'abstenir de prendre des photographies de l'espace public", avertit le ministère.

Le Quai d'Orsay rappelle qu'il est conseillé de différer tout déplacement en Iran en raison "des risques" dans ce pays liés à des "pratiques d'arrestation et de détention arbitraires de la part des services de sécurité et de renseignement iraniens".

Aux Français résidant ou de passage en Arabie saoudite ainsi qu'en Israël et dans les Territoires palestiniens, "il est recommandé de faire preuve de vigilance et de prudence et de s'informer de l'évolution de la situation", "à la suite des récents événements en Irak et d'une montée des tensions dans la région, écrit-il aussi.

Sont notamment fortement déconseillées les zones proches du Liban et de la Syrie: "Il est recommandé d'éviter tout déplacement près des frontières avec le Liban (Ligne bleue, qui sépare le Liban d'Israël, NDLR) et la Syrie et de ne pas se rendre dans le domaine skiable du Mont Hermon, que les autorités (israéliennes) ont décidé de fermer".

Sans déclarer l'état d'urgence, l'armée israélienne a fermé l'accès à une station de ski sur le Mont Hermon, site stratégique situé sur le plateau du Golan à la frontière de la Syrie et du Liban, secteur déjà ciblé par le passé par des éléments pro-iraniens.

Londres et Berlin appellent à "la désescalade"

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a appelé "toutes les parties à la désescalade". L'Allemagne a exprimé sa "grande inquiétude" et appelé également à la "désescalade".

"Nous avons toujours reconnu la menace agressive posée par la force iranienne Qods dirigée par Qassem Soleimani. Après sa mort, nous exhortons toutes les parties à la désescalade. Un autre conflit n'est aucunement dans notre intérêt", a déclaré le chef de la diplomatie britannique.

"Nous sommes à un niveau dangereux d'escalade, et il est désormais important de contribuer à une désescalade avec prudence et retenue", a déclaré une porte-parole de la chancellerie, Ulrike Demmer, appelant à la recherche de solutions "par la voie diplomatique".

Le président irakien appelle "tout le monde à la retenue" après l'assassinat de Soleimani

Le président irakien Barham Saleh a appelé "tout le monde à la retenue" alors que de nombreux commandants pro-Iran ont déjà appelé à se "tenir prêts" à riposter après l'assassinat à Bagdad par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani.

M. Saleh, qui a récemment menacé de démissionner plutôt que de nommer un candidat ouvertement pro-Iran à la tête du futur gouvernement, a condamné l'"agression" contre le puissant émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes et Abou Mehdi al-Mouhandis, son principal lieutenant tué avec lui.

Mais il faut désormais que "la voix de la raison et de la sagesse l'emporte dans l'intérêt national suprême", a-t-il plaidé.

L'Iran nomme un nouveau chef de la force Al-Qods

Le guide suprême iranien a nommé Esmaïl Qaani comme nouveau chef de la force al-Qods. "Après le martyr du glorieux général Qassem Soleimani, je nomme le brigadier général Esmaïl Qaani commandant de la force al-Qods" des Gardiens de la Révolution islamique, a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei dans un communiqué publié sur son site officiel.

L'Otan "surveille la situation de très près"

L'Otan "surveille la situation de très près", a déclaré vendredi un porte-parole de l'organisation. "Nous restons en contact rapproché et régulier avec les autorités américaines", a réagi un porte-parole auprès de l'AFP.

L'Alliance nord-atlantique maintient une présence limitée sur le territoire irakien. A la demande du gouvernement irakien, elle mène une mission de formation des forces du pays pour empêcher le retour de l'Etat islamique. "La sécurité de notre personnel en Irak est primordiale. Nous continuons de prendre toutes les précautions nécessaires", a ajouté le porte-parole.

Des dizaines de milliers de manifestants à Téhéran contre les "crimes" américains

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null © Belga

Des dizaines de milliers de personnes manifestent à Téhéran pour dénoncer les "crimes" américains, a constaté un journaliste de l'AFP. Après la prière du vendredi, une foule a rempli des rues du centre de la capitale iranienne, scandant "Mort à l'Amérique" et brandissant des portraits de Qassem Soleimani, dirigeant des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, tué tôt vendredi.

Charles Michel : "le cycle de violence doit cesser" en Irak

"Le cycle de violence, de provocations et de représailles doit cesser" en Irak, a déclaré vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, après la mort d'un général iranien dans une attaque à Bagdad menée par Washington.

"Une escalade doit être évitée à tout prix", a ajouté dans un tweet celui qui préside l'instance représentant les 28 Etats membres de l'UE.

"Le général Qassem Soleimani a tué ou grièvement blessé des milliers d'Américains sur une longue période et prévoyait d'en tuer beaucoup d'autres (...) Il était directement ou indirectement responsable de la mort de millions de personnes", a tweeté M. Trump."Si l'Iran ne sera jamais capable de l'admettre clairement, Soleimani était à la fois détesté et craint dans son pays. Ils ne sont pas aussi tristes que les dirigeants (iraniens, Ndlr) essayent de le faire croire au reste du monde. Il aurait du être tué il y a des années!", a-t-il ajouté. Selon Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, le général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain, préparait une "action d'envergure" menaçant des "centaines de vies améicaines".Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a également affirmé que les Etats-Unis souhaitaient la "désescalade". Le secrétaire d'Etat a indiqué dans trois tweets distincts s'être entretenu avec ses homologues chinois, britannique et allemand de "la décision de Donald Trump d'éliminer M. Soleimani en réponse à des menaces imminentes pour des vies américaines". Il a rappelé à chaque fois que les Etats-Unis souhaitaient une "désescalade".Mike Pompeo s'est dit "reconnaissant", après avoir échangé avec le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab, que les alliés des Etats-Unis "reconnaissent les menaces agressives et permanentes posées par la force iranienne al-Qods" des Gardiens de la Révolution."L'Allemagne s'inquiète également des provocations militaires permanentes du régime iranien", a par ailleurs écrit Mike Pompeo après avoir discuté avec le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. Le secrétaire d'Etat américain avait publié sur Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi une vidéo montrant selon lui des Irakiens "dansant dans la rue" pour célébrer la mort de Qassem Soleimani.L'émissaire de la République islamique en Irak, dirigeant des Gardiens de la Révolution, a été tué tôt vendredi dans un raid américain à Bagdad.Le Pentagone a annoncé que le président américain Donald Trump avait lui-même donné l'ordre de "tuer" M. Soleimani. L'Iran a immédiatement promis de "venger" sa mort.La France a enjoint vendredi à la "prudence" ses ressortissants se trouvant dans plusieurs pays du Proche-Orient, notamment en Irak, "à la suite des récents événements" dans ce pays et "d'une montée des tensions dans la région"."Le contexte de montée des tensions dans la région et les récents développements imposent de faire preuve de la plus grande prudence s'agissant des déplacements en ou vers l'Irak", préconise le ministère sur son site internet.La diplomatie française formule également des recommandations pour les Français présents en Iran, en Arabie saoudite ou encore en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.En ce qui concerne l'Iran, où "trois jours de deuil ont été déclarés à la suite de la mort du général (Qassem) Soleimani, des rassemblements sont susceptibles de se tenir dans l'ensemble du pays", souligne-t-elle. "Il est recommandé de rester à l'écart de tout rassemblement ou mouvement de foule, de faire preuve de la plus grande vigilance, prudence et discrétion, notamment lors de ses déplacements, et de s'abstenir de prendre des photographies de l'espace public", avertit le ministère.Le Quai d'Orsay rappelle qu'il est conseillé de différer tout déplacement en Iran en raison "des risques" dans ce pays liés à des "pratiques d'arrestation et de détention arbitraires de la part des services de sécurité et de renseignement iraniens".Aux Français résidant ou de passage en Arabie saoudite ainsi qu'en Israël et dans les Territoires palestiniens, "il est recommandé de faire preuve de vigilance et de prudence et de s'informer de l'évolution de la situation", "à la suite des récents événements en Irak et d'une montée des tensions dans la région, écrit-il aussi.Sont notamment fortement déconseillées les zones proches du Liban et de la Syrie: "Il est recommandé d'éviter tout déplacement près des frontières avec le Liban (Ligne bleue, qui sépare le Liban d'Israël, NDLR) et la Syrie et de ne pas se rendre dans le domaine skiable du Mont Hermon, que les autorités (israéliennes) ont décidé de fermer".Sans déclarer l'état d'urgence, l'armée israélienne a fermé l'accès à une station de ski sur le Mont Hermon, site stratégique situé sur le plateau du Golan à la frontière de la Syrie et du Liban, secteur déjà ciblé par le passé par des éléments pro-iraniens.Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a appelé "toutes les parties à la désescalade". L'Allemagne a exprimé sa "grande inquiétude" et appelé également à la "désescalade"."Nous avons toujours reconnu la menace agressive posée par la force iranienne Qods dirigée par Qassem Soleimani. Après sa mort, nous exhortons toutes les parties à la désescalade. Un autre conflit n'est aucunement dans notre intérêt", a déclaré le chef de la diplomatie britannique. "Nous sommes à un niveau dangereux d'escalade, et il est désormais important de contribuer à une désescalade avec prudence et retenue", a déclaré une porte-parole de la chancellerie, Ulrike Demmer, appelant à la recherche de solutions "par la voie diplomatique".Le président irakien Barham Saleh a appelé "tout le monde à la retenue" alors que de nombreux commandants pro-Iran ont déjà appelé à se "tenir prêts" à riposter après l'assassinat à Bagdad par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani.M. Saleh, qui a récemment menacé de démissionner plutôt que de nommer un candidat ouvertement pro-Iran à la tête du futur gouvernement, a condamné l'"agression" contre le puissant émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes et Abou Mehdi al-Mouhandis, son principal lieutenant tué avec lui.Mais il faut désormais que "la voix de la raison et de la sagesse l'emporte dans l'intérêt national suprême", a-t-il plaidé.Le guide suprême iranien a nommé Esmaïl Qaani comme nouveau chef de la force al-Qods. "Après le martyr du glorieux général Qassem Soleimani, je nomme le brigadier général Esmaïl Qaani commandant de la force al-Qods" des Gardiens de la Révolution islamique, a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei dans un communiqué publié sur son site officiel.Des dizaines de milliers de personnes manifestent à Téhéran pour dénoncer les "crimes" américains, a constaté un journaliste de l'AFP. Après la prière du vendredi, une foule a rempli des rues du centre de la capitale iranienne, scandant "Mort à l'Amérique" et brandissant des portraits de Qassem Soleimani, dirigeant des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, tué tôt vendredi."Le cycle de violence, de provocations et de représailles doit cesser" en Irak, a déclaré vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, après la mort d'un général iranien dans une attaque à Bagdad menée par Washington."Une escalade doit être évitée à tout prix", a ajouté dans un tweet celui qui préside l'instance représentant les 28 Etats membres de l'UE.