"Nous allons poursuivre notre lutte (..) jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints", a déclaré M. Erdogan dans un discours télévisé depuis Bakou.

Les déclarations de M. Erdogan surviennent au lendemain d'un ferme avertissement de son homologue américain Donald Trump qui a durci le ton face à la Turquie, l'appelant à mettre fin à son opération militaire en Syrie, lancée le 8 octobre, et annonçant une série de sanctions.

L'offensive turque vise à déloger du nord-est de la Syrie les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), considérées comme "terroristes" par Ankara mais alliées de l'Occident dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les YPG sont un groupe lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation qualifiée de "terroriste" par Ankara, Washington et l'Union européenne.

"Jusqu'à ce matin, nous avons libéré une zone de près de 1.000 km2 des mains de l'organisation séparatiste terroriste", a ajouté M. Erdogan, désignant par cette expression les YPG.

"Nous allons rapidement sécuriser la région allant de Minbej (nord-ouest de la Syrie) jusqu'à notre frontière avec l'Irak", a-t-il encore dit.

Selon lui, cette zone devrait accueillir "dans un premier temps un million, puis deux millions de réfugiés syriens", parmi plus de 3,5 millions qui ont trouvé refuge en Turquie depuis le début du conflit en Syrie en 2011.