Affaibli dans les sondages, le chef du gouvernement est attendu pour une journée d'explications délicates face aux députés.

Il doit répondre en longueur dans l'après-midi aux questions des chefs des principales commissions parlementaires. Ce rendez-vous régulier - trois fois par an - est rendu brûlant par le flot de révélations suivant sa tentative - avortée - d'intervenir pour éviter des sanctions à un élu conservateur mis en cause pour lobbyisme.

La passe d'armes a commencé à la mi-journée lors d'une très animée séance hebdomadaire de questions devant les députés, pendant laquelle le Premier ministre a été rappelé à l'ordre très sèchement par le président de la chambre des Communes.

Face à l'opposition le traitant de "lâche", Boris Johnhson a admis avoir fait une "erreur" en voulant "combiner un cas individuel" avec la volonté du gouvernement de modifier les règles disciplinaires pour les députés.

Il a cependant rétorqué que le Royaume-Uni était "l'une des démocraties les plus propres du monde"."Ces attaques constantes sur les niveaux de corruption et de favoritisme du Royaume-Uni rendent un très mauvais service aux milliards de personnes dans le monde qui souffrent réellement de gouvernements corrompus", a-t-il déclaré.

"Quand quelqu'un dans mon parti se comporte mal, je l'exclus. Quand quelqu'un dans son parti se comporte mal, il tente de le tirer d'affaire", a dénoncé le chef du Labour Keir Starmer, réclamant des excuses.

A la veille de son audition, le Premier ministre a proposé de réformer le code de conduite parlementaire pour interdire aux députés d'être payés comme consultants politiques ou lobbyistes, une formulation floue qui a suscité des doutes sur la portée réelle de la mesure. Il veut aussi assurer que toute activité parallèle exercée par un député n'entrave pas ses tâches parlementaires.

Ces propositions interviennent après de nombreuses révélations sur des activités de lobbying de députés conservateurs ou de seconds emplois très rémunérateurs exercés par ces derniers malgré leur mandat électoral.

Espérant couper l'herbe sous le pied de l'opposition, le Premier ministre a publié sa proposition sur Twitter au moment même où le chef du parti travailliste Keir Starmer s'exprimait sur le sujet, mettant Boris Johnson au défi d'ordonner une "enquête indépendante" s'il veut véritablement "déraciner la corruption".

A l'origine de cette affaire: une enquête parlementaire concluant que l'élu conservateur Owen Paterson avait fait pression à plusieurs reprises auprès de membres du gouvernement pour défendre deux entreprises pour lesquelles il agissait en tant que consultant rémunéré.

Estimant qu'il s'agissait d'une violation "flagrante" des règles encadrant le lobbying, la commission avait recommandé sa suspension pendant 30 jours. Lorsque le gouvernement a renoncé à vouloir changer les règles pour l'épargner, Owen Paterson a démissionné de son mandat de député.

Boris Johnson est lui-même confronté à des questions concernant de luxueuses vacances à l'étranger, la rénovation coûteuse de son appartement de fonction ou les liaisons dangereuses de son gouvernement avec les milieux d'affaires, notamment dans l'attribution de contrats à des entreprises privées dans le cadre de la pandémie.

Une semaine après le début de l'affaire, il s'est trouvé contraint de s'expliquer sur le sujet lors d'une conférence de presse à la COP26 sur le climat à Glasgow (Ecosse), au point d'avoir à déclarer que le Royaume-Uni n'était "pas un pays corrompu".

De son côté, la presse a épluché les activités des députés et multiplié les révélations sur celles, souvent grassement rémunérées, qu'ils exercent en parallèle.

Ainsi, Geoffrey Cox, ancien attorney general chargé de conseiller juridiquement le gouvernement, s'est trouvé mis en cause pour ses lucratives activités de conseil dans un paradis fiscal, les Iles vierges britanniques.

Avant de voter sur le sujet dans la journée, plusieurs élus ont d'ores et déjà fait part de leur opposition à une interdiction totale des seconds emplois, à laquelle Boris Johnson n'est pas non plus favorable, estimant que cette expérience extérieure bénéficiait aussi au Parlement.

Affaibli dans les sondages, le chef du gouvernement est attendu pour une journée d'explications délicates face aux députés.Il doit répondre en longueur dans l'après-midi aux questions des chefs des principales commissions parlementaires. Ce rendez-vous régulier - trois fois par an - est rendu brûlant par le flot de révélations suivant sa tentative - avortée - d'intervenir pour éviter des sanctions à un élu conservateur mis en cause pour lobbyisme.La passe d'armes a commencé à la mi-journée lors d'une très animée séance hebdomadaire de questions devant les députés, pendant laquelle le Premier ministre a été rappelé à l'ordre très sèchement par le président de la chambre des Communes.Face à l'opposition le traitant de "lâche", Boris Johnhson a admis avoir fait une "erreur" en voulant "combiner un cas individuel" avec la volonté du gouvernement de modifier les règles disciplinaires pour les députés. Il a cependant rétorqué que le Royaume-Uni était "l'une des démocraties les plus propres du monde"."Ces attaques constantes sur les niveaux de corruption et de favoritisme du Royaume-Uni rendent un très mauvais service aux milliards de personnes dans le monde qui souffrent réellement de gouvernements corrompus", a-t-il déclaré."Quand quelqu'un dans mon parti se comporte mal, je l'exclus. Quand quelqu'un dans son parti se comporte mal, il tente de le tirer d'affaire", a dénoncé le chef du Labour Keir Starmer, réclamant des excuses. A la veille de son audition, le Premier ministre a proposé de réformer le code de conduite parlementaire pour interdire aux députés d'être payés comme consultants politiques ou lobbyistes, une formulation floue qui a suscité des doutes sur la portée réelle de la mesure. Il veut aussi assurer que toute activité parallèle exercée par un député n'entrave pas ses tâches parlementaires. Ces propositions interviennent après de nombreuses révélations sur des activités de lobbying de députés conservateurs ou de seconds emplois très rémunérateurs exercés par ces derniers malgré leur mandat électoral.Espérant couper l'herbe sous le pied de l'opposition, le Premier ministre a publié sa proposition sur Twitter au moment même où le chef du parti travailliste Keir Starmer s'exprimait sur le sujet, mettant Boris Johnson au défi d'ordonner une "enquête indépendante" s'il veut véritablement "déraciner la corruption".A l'origine de cette affaire: une enquête parlementaire concluant que l'élu conservateur Owen Paterson avait fait pression à plusieurs reprises auprès de membres du gouvernement pour défendre deux entreprises pour lesquelles il agissait en tant que consultant rémunéré.Estimant qu'il s'agissait d'une violation "flagrante" des règles encadrant le lobbying, la commission avait recommandé sa suspension pendant 30 jours. Lorsque le gouvernement a renoncé à vouloir changer les règles pour l'épargner, Owen Paterson a démissionné de son mandat de député.Boris Johnson est lui-même confronté à des questions concernant de luxueuses vacances à l'étranger, la rénovation coûteuse de son appartement de fonction ou les liaisons dangereuses de son gouvernement avec les milieux d'affaires, notamment dans l'attribution de contrats à des entreprises privées dans le cadre de la pandémie.Une semaine après le début de l'affaire, il s'est trouvé contraint de s'expliquer sur le sujet lors d'une conférence de presse à la COP26 sur le climat à Glasgow (Ecosse), au point d'avoir à déclarer que le Royaume-Uni n'était "pas un pays corrompu".De son côté, la presse a épluché les activités des députés et multiplié les révélations sur celles, souvent grassement rémunérées, qu'ils exercent en parallèle. Ainsi, Geoffrey Cox, ancien attorney general chargé de conseiller juridiquement le gouvernement, s'est trouvé mis en cause pour ses lucratives activités de conseil dans un paradis fiscal, les Iles vierges britanniques. Avant de voter sur le sujet dans la journée, plusieurs élus ont d'ores et déjà fait part de leur opposition à une interdiction totale des seconds emplois, à laquelle Boris Johnson n'est pas non plus favorable, estimant que cette expérience extérieure bénéficiait aussi au Parlement.