Qu'elles étaient belles, les vacances. Avec ses deux piscines, sa ferme biologique et son bois privé, cette villa, située dans la région de Marbella, semblait être l'endroit idéal pour permettre au Premier ministre britannique de s'évader.

Mais ce vaste domaine, où Boris Johnson se trouvait cette semaine, pourrait se transformer en rappel gênant suite aux révélations des Pandora Papers. Révélations qui ont débouché sur une série de questions adressées au Premier ministre britannique, qu'il avait jusqu'à présent réussi à éviter.

Selon des documents consultés par The Guardian, la luxueuse villa, qui lui a été prêtée par le ministre de l'Environnement Zac Goldsmith, est détenue par une structure offshore opaque basée dans plusieurs paradis fiscaux.

D'après le journal britannique, "les documents suggèrent que le ministre et sa famille pourraient avoir possédé la propriété par l'intermédiaire d'une société maltaise, détenue par des sociétés des îles Turques et Caïques, et administrée par une société de planification de patrimoine basée en Suisse."

Plusieurs interrogations

Suite à ces informations du Guardian, plusieurs questions se posent, outre-Manche. D'abord, les vacances de Johnson dans une propriété qui semble être détenue par une chaîne de sociétés dans des juridictions secrètes soulèveront probablement des interrogations sur son engagement en faveur de réformes conçues pour introduire la transparence dans la propriété immobilière offshore au Royaume-Uni.

Ensuite, "les documents soulèvent également la question de savoir si Goldsmith, un haut ministre du gouvernement nommé par Johnson à la Chambre des Lords en 2019, détient des actifs précieux et générateurs de revenus offshore ", s'interroge le Guardian.

Tramores
© Tramores

Pour rappel, les Pandora Papers ont mis en évidence l'utilisation de juridictions offshore par des personnalités du parti conservateur en Grande-Bretagne. Répondant aux révélations sur la façon dont les politiciens et les riches du monde entier comptent sur le offshore pour protéger leur fortune, le chancelier Rishi Sunak avait déclaré que l'utilisation de sociétés offshore pour éviter l'impôt et cacher la richesse aux autorités "est un problème mondial".

Ces derniers jours, Johnson avait été fortement critiqué sur le timing de ses vacances, posées au milieu de la crise de l'énergie et de l'approvisionnement qui touche le Royaume-Uni.

Les liens obscurs de Goldsmith

Cité par le quotidien britannique, un porte-parole de Downing Street a défendu la décision de Johnson de prendre des vacances cette semaine, mais il a refusé de confirmer qui finançait le séjour dans le domaine de Goldsmith, près de Marbella. Le porte-parole a également refusé de discuter de l'existence d'un conflit d'intérêts potentiel dans le fait que Johnson accepte des vacances d'un pair qu'il a anobli et nommé ministre.

Le Guardian rappelle que la richesse de Goldsmith avait déjà fait l'objet d'un examen minutieux. D'abord en 2009 lorsqu'en tant que député potentiel, il avait admis avoir précédemment revendiqué un statut fiscal spécifique. En 2016, il a révélé qu'il payait des impôts sur plus de 10 millions de livres sterling, dont une grande partie provenait d'une fiducie familiale créée par son père milliardaire.

Le Guardian s'interroge ensuite sur les différentes sociétés de holding liées à la villa espagnole, et le lien qu'elles peuvent avoir ou non avec Goldsmith. Sans surprise, le porte-parole de Goldsmith n'a pas répondu aux questions de savoir si sa famille avait utilisé une structure offshore pour détenir une propriété en Espagne, afin d'éviter l'impôt dans le pays.

Il n'a pas non plus répondu à la question de savoir si Johnson remboursait Goldsmith pour l'utilisation de la propriété. Ou encore pourquoi ce dernier n'avait déclaré aucun revenu locatif de la propriété, dont la location est possible via internet, pour une somme avoisinant les 25.000 £ par semaine.

Tramores
© Tramores
Qu'elles étaient belles, les vacances. Avec ses deux piscines, sa ferme biologique et son bois privé, cette villa, située dans la région de Marbella, semblait être l'endroit idéal pour permettre au Premier ministre britannique de s'évader.Mais ce vaste domaine, où Boris Johnson se trouvait cette semaine, pourrait se transformer en rappel gênant suite aux révélations des Pandora Papers. Révélations qui ont débouché sur une série de questions adressées au Premier ministre britannique, qu'il avait jusqu'à présent réussi à éviter. Selon des documents consultés par The Guardian, la luxueuse villa, qui lui a été prêtée par le ministre de l'Environnement Zac Goldsmith, est détenue par une structure offshore opaque basée dans plusieurs paradis fiscaux.D'après le journal britannique, "les documents suggèrent que le ministre et sa famille pourraient avoir possédé la propriété par l'intermédiaire d'une société maltaise, détenue par des sociétés des îles Turques et Caïques, et administrée par une société de planification de patrimoine basée en Suisse."Suite à ces informations du Guardian, plusieurs questions se posent, outre-Manche. D'abord, les vacances de Johnson dans une propriété qui semble être détenue par une chaîne de sociétés dans des juridictions secrètes soulèveront probablement des interrogations sur son engagement en faveur de réformes conçues pour introduire la transparence dans la propriété immobilière offshore au Royaume-Uni.Ensuite, "les documents soulèvent également la question de savoir si Goldsmith, un haut ministre du gouvernement nommé par Johnson à la Chambre des Lords en 2019, détient des actifs précieux et générateurs de revenus offshore ", s'interroge le Guardian.Pour rappel, les Pandora Papers ont mis en évidence l'utilisation de juridictions offshore par des personnalités du parti conservateur en Grande-Bretagne. Répondant aux révélations sur la façon dont les politiciens et les riches du monde entier comptent sur le offshore pour protéger leur fortune, le chancelier Rishi Sunak avait déclaré que l'utilisation de sociétés offshore pour éviter l'impôt et cacher la richesse aux autorités "est un problème mondial".Ces derniers jours, Johnson avait été fortement critiqué sur le timing de ses vacances, posées au milieu de la crise de l'énergie et de l'approvisionnement qui touche le Royaume-Uni. Cité par le quotidien britannique, un porte-parole de Downing Street a défendu la décision de Johnson de prendre des vacances cette semaine, mais il a refusé de confirmer qui finançait le séjour dans le domaine de Goldsmith, près de Marbella. Le porte-parole a également refusé de discuter de l'existence d'un conflit d'intérêts potentiel dans le fait que Johnson accepte des vacances d'un pair qu'il a anobli et nommé ministre.Le Guardian rappelle que la richesse de Goldsmith avait déjà fait l'objet d'un examen minutieux. D'abord en 2009 lorsqu'en tant que député potentiel, il avait admis avoir précédemment revendiqué un statut fiscal spécifique. En 2016, il a révélé qu'il payait des impôts sur plus de 10 millions de livres sterling, dont une grande partie provenait d'une fiducie familiale créée par son père milliardaire.Le Guardian s'interroge ensuite sur les différentes sociétés de holding liées à la villa espagnole, et le lien qu'elles peuvent avoir ou non avec Goldsmith. Sans surprise, le porte-parole de Goldsmith n'a pas répondu aux questions de savoir si sa famille avait utilisé une structure offshore pour détenir une propriété en Espagne, afin d'éviter l'impôt dans le pays.Il n'a pas non plus répondu à la question de savoir si Johnson remboursait Goldsmith pour l'utilisation de la propriété. Ou encore pourquoi ce dernier n'avait déclaré aucun revenu locatif de la propriété, dont la location est possible via internet, pour une somme avoisinant les 25.000 £ par semaine.