Environ 35.000 personnes, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, se sont rassemblées dimanche à 13h00 devant la gare du Nord de Bruxelles pour la manifestation intitulée "Ensemble pour la liberté". Les participants souhaitaient avant tout protester contre le pass sanitaire, qu'ils estiment être un facteur de division dans la société. Il y a eu des confrontations entre la police et des manifestants sur le parcours et à l'arrivée.

La police a procédé à 42 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires en marge de la manifestation contre les mesures sanitaires qui a traversé la capitale dimanche après-midi, a indiqué en soirée la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere. De plus, trois policiers ont été blessés. Un manifestant a également été emmené à l'hôpital pour une blessure à la main. Deux policiers ont une incapacité de travail de 11 jours et le troisième de quatre semaines. Ils ont été emmenés à l'hôpital pour recevoir des soins. Un policier a la main cassée et devra subir une intervention chirurgicale. Un autre a été blessé à la jambe et le troisième au poignet.

., Belga
. © Belga

La police dénombre pour l'instant six véhicules de police endommagés et un de ses scooters a été incendié.

Elle ajoute que de nombreux biens publics ont été abîmés, de même que des voitures de particuliers et des vitrines. Un inventaire des dégâts est en cours. Les images des caméras de surveillance seront analysées dans le but d'identifier des auteurs.

Qui étaient les manifestants?

La manifestation a donc rassemblé 35.000 personnes, dont le député Vlaams Belang Dries Van Langenhove, qui ont marché depuis la gare du Nord jusqu'à la petite rue de la Loi, de 13h00 à 17h00. Ils sont nombreux à être venus en train ou en bus. Parmi les manifestants, de nombreux antivax mais aussi des manifestants d'extrême droite. Selon nos confrères du Het Laatste Nieuws, des Néerlandais, des représentants de gangs de motards et des délégations d'ultr de clubs de football tels qu'Anvers, le Beerschot, le KV Ostende ou le Club de Brugge ont également fait le déplacement.

À 14h00, toute la circulation a été fermée sur la petite ceinture, en surface et dans les tunnels, pour permettre aux manifestants d'occuper toute la largeur de la petite ceinture.

Les manifestants scandaient des messages clairs: "Liberté" ou "Câlins gratuits".

La police a fait usage de l'arroseuse et de gaz lacrymogène vers 14h45 à l'endroit où le cortège devait quitter l'avenue des Arts et tourner dans la rue Joseph II, contre des manifestants qui ont lancé des feux d'artifice vers les policiers et qui voulait continuer à avancer tout droit sur la petite ceinture.

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null © Belga

Vers 15h30, un groupe a cherché la confrontation avec les forces de l'ordre près de la rue Joseph II et de la rue du Commerce. Des projectiles ont été lancés. La police est encore intervenue. Vers 16h00, un conteneur et des palettes ont été incendiés dans la rue Joseph II.

Peu avant 16h30, des véhicules de police ont été endommagés près de la place Madou. Plusieurs poubelles ont été incendiées.

Des barricades ont été mises en place et incendiées dans la rue du Nord et l'avenue de la Joyeuse Entrée.

L'arroseuse a de nouveau été employée peu avant 17h00 au niveau du rond-point Schuman au motif qu'il y aurait eu des jets de projectiles pyrotechniques.

., Belga
. © Belga

La plupart des personnes se sont dispersées peu après leur arrivée dans la petite rue de la Loi, mais quelques milliers de personnes étaient encore sur place à 17h00, heure de dislocation prévue. La police a alors annoncé sur Twitter qu'elle allait commencer à procéder à des arrestations. Les policiers ont commencé à pousser et à regrouper des participants restants dans le parc du Cinquantenaire en vue de leurs arrestations.

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. © Belga

Condamnation des violences

La manifestation a-t-elle été un succès ? "Nous avons réuni toutes les organisations belges qui militent pour la paix en cette période de crise", s'est réjoui Ezra, un porte-parole des organisateurs, qui comptent entre autres les mouvements Hands for Freedom, Vecht Voor Vrijheid, Teachers for Freedom et Belgians for Freedom. "Ensemble pour la liberté, on voulait former une grande famille pour défendre ensemble la démocratie. Nous sommes fiers d'avoir uni autant de personnes. Cependant, nous ne cautionnons pas les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et nous nous en distancions". "Il y avait des gens qui n'appartenaient pas à la manifestation pacifique et qui l'ont transformée en une demi guerre. Pourtant, il y avait une mer incroyable de personnes ici, avec des gens qui voulaient tous bien faire. Mais il y avait toujours des gens qui étaient juste là pour causer des problèmes" a déclaré un porte parole de l'organisation dans un message vidéo.

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles "condamne fermement les fauteurs de troubles". "J'ai donné l'instruction de procéder à des arrestations et d'analyser les vidéos. Merci à la police et aux différents services publics pour leur professionnalisme", a écrit sur Twitter Philippe Close.

Environ 35.000 personnes, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, se sont rassemblées dimanche à 13h00 devant la gare du Nord de Bruxelles pour la manifestation intitulée "Ensemble pour la liberté". Les participants souhaitaient avant tout protester contre le pass sanitaire, qu'ils estiment être un facteur de division dans la société. Il y a eu des confrontations entre la police et des manifestants sur le parcours et à l'arrivée. La police a procédé à 42 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires en marge de la manifestation contre les mesures sanitaires qui a traversé la capitale dimanche après-midi, a indiqué en soirée la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere. De plus, trois policiers ont été blessés. Un manifestant a également été emmené à l'hôpital pour une blessure à la main. Deux policiers ont une incapacité de travail de 11 jours et le troisième de quatre semaines. Ils ont été emmenés à l'hôpital pour recevoir des soins. Un policier a la main cassée et devra subir une intervention chirurgicale. Un autre a été blessé à la jambe et le troisième au poignet.La police dénombre pour l'instant six véhicules de police endommagés et un de ses scooters a été incendié. Elle ajoute que de nombreux biens publics ont été abîmés, de même que des voitures de particuliers et des vitrines. Un inventaire des dégâts est en cours. Les images des caméras de surveillance seront analysées dans le but d'identifier des auteurs. La manifestation a donc rassemblé 35.000 personnes, dont le député Vlaams Belang Dries Van Langenhove, qui ont marché depuis la gare du Nord jusqu'à la petite rue de la Loi, de 13h00 à 17h00. Ils sont nombreux à être venus en train ou en bus. Parmi les manifestants, de nombreux antivax mais aussi des manifestants d'extrême droite. Selon nos confrères du Het Laatste Nieuws, des Néerlandais, des représentants de gangs de motards et des délégations d'ultr de clubs de football tels qu'Anvers, le Beerschot, le KV Ostende ou le Club de Brugge ont également fait le déplacement. À 14h00, toute la circulation a été fermée sur la petite ceinture, en surface et dans les tunnels, pour permettre aux manifestants d'occuper toute la largeur de la petite ceinture. Les manifestants scandaient des messages clairs: "Liberté" ou "Câlins gratuits".La police a fait usage de l'arroseuse et de gaz lacrymogène vers 14h45 à l'endroit où le cortège devait quitter l'avenue des Arts et tourner dans la rue Joseph II, contre des manifestants qui ont lancé des feux d'artifice vers les policiers et qui voulait continuer à avancer tout droit sur la petite ceinture. Vers 15h30, un groupe a cherché la confrontation avec les forces de l'ordre près de la rue Joseph II et de la rue du Commerce. Des projectiles ont été lancés. La police est encore intervenue. Vers 16h00, un conteneur et des palettes ont été incendiés dans la rue Joseph II. Peu avant 16h30, des véhicules de police ont été endommagés près de la place Madou. Plusieurs poubelles ont été incendiées. Des barricades ont été mises en place et incendiées dans la rue du Nord et l'avenue de la Joyeuse Entrée. L'arroseuse a de nouveau été employée peu avant 17h00 au niveau du rond-point Schuman au motif qu'il y aurait eu des jets de projectiles pyrotechniques. La plupart des personnes se sont dispersées peu après leur arrivée dans la petite rue de la Loi, mais quelques milliers de personnes étaient encore sur place à 17h00, heure de dislocation prévue. La police a alors annoncé sur Twitter qu'elle allait commencer à procéder à des arrestations. Les policiers ont commencé à pousser et à regrouper des participants restants dans le parc du Cinquantenaire en vue de leurs arrestations. La manifestation a-t-elle été un succès ? "Nous avons réuni toutes les organisations belges qui militent pour la paix en cette période de crise", s'est réjoui Ezra, un porte-parole des organisateurs, qui comptent entre autres les mouvements Hands for Freedom, Vecht Voor Vrijheid, Teachers for Freedom et Belgians for Freedom. "Ensemble pour la liberté, on voulait former une grande famille pour défendre ensemble la démocratie. Nous sommes fiers d'avoir uni autant de personnes. Cependant, nous ne cautionnons pas les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et nous nous en distancions". "Il y avait des gens qui n'appartenaient pas à la manifestation pacifique et qui l'ont transformée en une demi guerre. Pourtant, il y avait une mer incroyable de personnes ici, avec des gens qui voulaient tous bien faire. Mais il y avait toujours des gens qui étaient juste là pour causer des problèmes" a déclaré un porte parole de l'organisation dans un message vidéo. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles "condamne fermement les fauteurs de troubles". "J'ai donné l'instruction de procéder à des arrestations et d'analyser les vidéos. Merci à la police et aux différents services publics pour leur professionnalisme", a écrit sur Twitter Philippe Close.