"La cour découvre un jeune à la barbe noire, aux cheveux gominés et au teint un peu blafard", dépeint Libération, qui note le moment où, sur la question de ses conditions de détention, "Salah Abdeslam sort de ses gonds (...) visiblement très énervé." Le quotidien français évoque également la sulfureuse présentation de l'accusé, qui n'a pas souhaité répondre à plusieurs questions du président de la Cour, comme lorsqu'on lui demande son adresse ou l'identité de ses parents.
...

"La cour découvre un jeune à la barbe noire, aux cheveux gominés et au teint un peu blafard", dépeint Libération, qui note le moment où, sur la question de ses conditions de détention, "Salah Abdeslam sort de ses gonds (...) visiblement très énervé." Le quotidien français évoque également la sulfureuse présentation de l'accusé, qui n'a pas souhaité répondre à plusieurs questions du président de la Cour, comme lorsqu'on lui demande son adresse ou l'identité de ses parents."Salah Abdeslam perturbe le premier jour du procès à Paris", titre La Libre, qui pointe également la réaction d'Abdeslam, qui a "bondi" lorsque ses conditions de détention sont évoquées. "Faites attention aux gens. Dangereux ou pas dangereux, on est des hommes, des êtres humains. On a des droits. On est comme des chiens [...] Cela fait plus de six ans que je suis emprisonné comme un chien. Je ne me suis jamais plaint. Mais je le fais maintenant car je sais qu'après ma mort, je serai ressuscité et vous devrez rendre des comptes", a-t-il lancé, très agité. "On n'est pas ici dans un tribunal ecclésiastique, mais dans un tribunal civil", a tranché le magistrat, à peine perturbé."Les provocations de Salah Abdeslam", titre le journal Le Monde, qui retient de cette première journée que "le seul survivant des commandos s'est présenté comme un "combattant de l'Etat islamique". Il s'est également plaint de ses conditions de détention.""La justice au défi de la manipulation", titre pour sa part Le Figaro. Le quotidien décrit la difficile tâche de la justice comme "une profession de foi humaniste contre celle d'un fanatisé qui n'a jamais voulu s'expliquer sur ses actes, encourt la perpétuité et considère ce procès comme un cirque."Le Soir souligne un constat : "Dès le prélude, le doute n'est déjà plus permis : le principal accusé des massacres qui ont fait 130 morts rejette la justice des hommes." De Morgen abonde : "Ces six années de prison n'ont pas changé l'homme", alors que HLN parle d'un "show Abdeslam".Les réactions virulentes, les diverses provocations et l'apologie de l'Etat islamique de Salah Abdeslam posent déjà question, dans un procès marathon qui devra trouver le juste équilibre entre le droit à la justice, la liberté d'expression et l'exposition médiatique surdimensionnée.