"Je tiens à vous informer que j'ai signé un décret sur la réhabilitation des Tatars de Crimée, des Arméniens, des Allemands, des Grecs, de tous ceux qui ont souffert sous la répression stalinienne", a-t-il annoncé au début d'une réunion gouvernementale.

Les Tatars de Crimée, qui représentent environ 12% de la population de la péninsule située au sud de l'Ukraine, ont largement boycotté le référendum du 16 mars qui a abouti au rattachement de la Crimée à la Russie.

Cette communauté se méfie de Moscou depuis que Joseph Staline, qui les accusait d'avoir collaboré avec les Allemands, a ordonné leur déportation en masse de la Crimée vers l'Asie centrale à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Ils n'ont été autorisés à retourner en Crimée qu'après la perestroïka, à la fin de l'époque soviétique. L'Ukraine n'a jamais adopté de loi sur leur réhabilitation, et les Tatars sont toujours confrontés à des questions de propriété de la terre notamment.
La Russie a adopté en 1991 une loi de réhabilitation des peuples réprimés, qui accorde le droit à des indemnisations.

Vladimir Poutine s'était engagé à faire des gestes en faveur des Tatars de Crimée, communauté forte aujourd'hui d'environ 300.000 personnes, à la suite du rattachement de la péninsule à la Russie en mars.

"Je tiens à vous informer que j'ai signé un décret sur la réhabilitation des Tatars de Crimée, des Arméniens, des Allemands, des Grecs, de tous ceux qui ont souffert sous la répression stalinienne", a-t-il annoncé au début d'une réunion gouvernementale. Les Tatars de Crimée, qui représentent environ 12% de la population de la péninsule située au sud de l'Ukraine, ont largement boycotté le référendum du 16 mars qui a abouti au rattachement de la Crimée à la Russie. Cette communauté se méfie de Moscou depuis que Joseph Staline, qui les accusait d'avoir collaboré avec les Allemands, a ordonné leur déportation en masse de la Crimée vers l'Asie centrale à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Ils n'ont été autorisés à retourner en Crimée qu'après la perestroïka, à la fin de l'époque soviétique. L'Ukraine n'a jamais adopté de loi sur leur réhabilitation, et les Tatars sont toujours confrontés à des questions de propriété de la terre notamment. La Russie a adopté en 1991 une loi de réhabilitation des peuples réprimés, qui accorde le droit à des indemnisations. Vladimir Poutine s'était engagé à faire des gestes en faveur des Tatars de Crimée, communauté forte aujourd'hui d'environ 300.000 personnes, à la suite du rattachement de la péninsule à la Russie en mars.