Nous vivons dans une période de calme relatif en Europe après ce que nous avons traversé entre 2015 et 2017. Daech, " la plus grande entreprise terroriste de l'histoire ", serait mort, et c'est bien ainsi. Pourtant, un rapport du Conseil de sécurité des Nations unies du 15 juillet dernier (1) dressait un état des lieux de la situation tout aussi alarmante que celle que nous développons dans notre livre Daech la suite (2), paru récemment. Parmi de nombreuses données, l'ONU a retenu qu'environ 30 000 combattants du califat ont disparu, sur l'estimation haute de 80 000 au total, et que l'organisation disposerait encore, répartis de-ci de-là, de richesses estimées entre 50 millions et 300 millions de dollars (3).
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