"L'ère d'un autre tyran arrive à son terme et aujourd'hui est le dernier jour de son règne affreux", a déclaré M. Rohani en conseil des ministres, à quelques heures de l'investiture de M. Biden comme 46e président des Etats-Unis.

"Tout au long de ses quatre années (à la Maison Blanche, M. Trump) n'a porté d'autres fruits que ceux de l'injustice et de la corruption et (il) n'a apporté que des problèmes à son propre peuple et au reste du monde", a ajouté le président iranien dans cette allocution télévisée.

Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980.

En 2015, la République islamique et le Groupe des Six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont conclu à Vienne un Plan d'action global commun (PAGC) censé régler la question nucléaire iranienne après douze années de tensions.

Ce pacte offre à l'Iran un allègement des sanctions internationales le visant en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu'il ne cherche pas à acquérir la bombe atomique.

Mais M. Trump en a sorti unilatéralement son pays en 2018, rétablissant du même coup les sanctions américaines que l'accord avait permis de lever.

Le retour des sanctions a plongé l'Iran dans une profonde récession. En riposte, Téhéran s'est affranchie depuis 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne.

Donnant-donnant

"Trump est mort, sa carrière politique aussi, mais le PAGC est vivant", a déclaré M. Rohani, dont le pays répète être prêt à revenir immédiatement au respect plein et entier de l'accord si les Etats-Unis lèvent toutes les sanctions édictées contre l'Iran depuis 2018.

Lors d'une audition en vue de sa confirmation par le Sénat, Antony Blinken --choisi par M. Biden pour être son ministre des Affaires étrangères-- a jugé mardi que la politique de M. Trump avait rendu l'Iran "plus dangereux".

M. Blinken a confirmé la volonté du président élu de faire revenir les Etats-Unis rapidement dans le giron de l'accord de Vienne mais il a conditionné cela à un retour préalable de l'Iran au respect strict de ses engagements. Or Téhéran demande avant toute chose la levée des sanctions américaines et le respect par Washington de toutes ses obligations.

"M. Biden doit savoir qu'il est de sa responsabilité de lever ces sanctions", a déclaré le ministre des Affaires iranien Mohammad Javad Zarif à la sortie du conseil des ministres, ajoutant que c'était pour l'Iran un point "non négociable".

"Aujourd'hui, la balle est dans le camp des Etats-Unis", a encore déclaré M. Rohani devant le cabinet.

Selon lui, l'Iran est prêt à agir sur la base du principe du donnant-donnant à condition que Washington fasse le premier pas.

"Ils doivent revenir à la légalité, (au respect de leurs) engagements, aux règles internationales", a-t-il dit.

"L'ère d'un autre tyran arrive à son terme et aujourd'hui est le dernier jour de son règne affreux", a déclaré M. Rohani en conseil des ministres, à quelques heures de l'investiture de M. Biden comme 46e président des Etats-Unis."Tout au long de ses quatre années (à la Maison Blanche, M. Trump) n'a porté d'autres fruits que ceux de l'injustice et de la corruption et (il) n'a apporté que des problèmes à son propre peuple et au reste du monde", a ajouté le président iranien dans cette allocution télévisée.Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980.En 2015, la République islamique et le Groupe des Six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont conclu à Vienne un Plan d'action global commun (PAGC) censé régler la question nucléaire iranienne après douze années de tensions.Ce pacte offre à l'Iran un allègement des sanctions internationales le visant en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu'il ne cherche pas à acquérir la bombe atomique.Mais M. Trump en a sorti unilatéralement son pays en 2018, rétablissant du même coup les sanctions américaines que l'accord avait permis de lever.Le retour des sanctions a plongé l'Iran dans une profonde récession. En riposte, Téhéran s'est affranchie depuis 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne."Trump est mort, sa carrière politique aussi, mais le PAGC est vivant", a déclaré M. Rohani, dont le pays répète être prêt à revenir immédiatement au respect plein et entier de l'accord si les Etats-Unis lèvent toutes les sanctions édictées contre l'Iran depuis 2018. Lors d'une audition en vue de sa confirmation par le Sénat, Antony Blinken --choisi par M. Biden pour être son ministre des Affaires étrangères-- a jugé mardi que la politique de M. Trump avait rendu l'Iran "plus dangereux".M. Blinken a confirmé la volonté du président élu de faire revenir les Etats-Unis rapidement dans le giron de l'accord de Vienne mais il a conditionné cela à un retour préalable de l'Iran au respect strict de ses engagements. Or Téhéran demande avant toute chose la levée des sanctions américaines et le respect par Washington de toutes ses obligations."M. Biden doit savoir qu'il est de sa responsabilité de lever ces sanctions", a déclaré le ministre des Affaires iranien Mohammad Javad Zarif à la sortie du conseil des ministres, ajoutant que c'était pour l'Iran un point "non négociable"."Aujourd'hui, la balle est dans le camp des Etats-Unis", a encore déclaré M. Rohani devant le cabinet.Selon lui, l'Iran est prêt à agir sur la base du principe du donnant-donnant à condition que Washington fasse le premier pas."Ils doivent revenir à la légalité, (au respect de leurs) engagements, aux règles internationales", a-t-il dit.