Porté dans les urnes

Coup sur coup, l'ancien vice-président de Barack Obama avait essuyé trois défaites humiliantes au démarrage des primaires démocrates, début 2020. Comment pourrait-il s'en relever? Malgré le scepticisme, son équipe maintenait la même ligne: Joe Biden devait attendre le quatrième scrutin, en Caroline du Sud, où les électeurs afro-américains beaucoup plus nombreux le porteraient dans les urnes.

Gagné: le septuagénaire avait emporté une victoire écrasante sur ses rivaux, en février 2020, et poursuivi sur sa lancée jusqu'à décrocher l'investiture démocrate. Puis en novembre 2020, face au républicain Donald Trump, les Afro-Américains avaient encore joué un rôle clé dans sa victoire.

Et le vieux routier de la politique ne les avait pas oubliés lors de son discours de victoire: Lorsque "ma candidature était au plus bas, la communauté afro-américaine a encore été là pour moi. Vous m'avez toujours soutenu et je vous soutiendrai."

Une diversité historique

Avec la vice-présidente Kamala Harris, d'origine indienne et jamaïcaine, Joe Biden a constitué le cabinet comprenant le plus de diversité de l'histoire des Etats-Unis. 'ex-général Lloyd Austin est ainsi devenu le premier Afro-Américain à diriger le Pentagone, tandis que Cecilia Rouse est la première femme noire à diriger le Cercle des conseillers économiques du président.

Les Américains noirs représentent 13% de la population mais avaient constitué 22% des électeurs de Joe Biden en novembre 2020, selon le "Joint Center for Political and Economic Studies", un centre de réflexion centré sur les questions concernant les Afro-Américains.

Après ses 100 premiers jours de mandat, 24% de son cabinet était occupé par des Afro-Américains, d'après ce centre qui soulignait toutefois en avril qu'il restait "beaucoup de travail pour s'assurer une représentation juste et égalitaire" à tous les niveaux de l'administration.

La Famille Floyd à la Maison Blanche

La mort de George Floyd le 25 mai 2020, sous le genou d'un policier blanc, avait provoqué une vague historique de protestations contre le racisme.

Le candidat Joe Biden avait rencontré sa famille en privé, avant ses funérailles à Houston. Un an plus tard, désormais président, il avait reçu ses proches à la Maison Blanche le 25 mai. Reprenant les mots de la petite Gianna Floyd, qui répète que son père "a changé le monde", M. Biden avait alors affirmé: "Il l'a fait."

Difficile réforme de la police

"Nous avons tous vu le genou de l'injustice sur le cou de l'Amérique noire. Nous avons désormais une opportunité pour avancer réellement", avait déclaré Joe Biden devant le Congrès, fin avril. Il avait plus tôt promis d'oeuvrer vers un "véritable changement" en rencontrant des parlementaires noirs.

Mais une pièce majeure de ces mesures, un projet de réforme de la police, stagne au Congrès. Le "George Floyd Justice in Policing Act" a été adopté en mars par la Chambre des représentants mais n'a en l'état que très peu de chances d'être approuvé par le Sénat. Les négociations se poursuivent toutefois entre républicains et démocrates qui espèrent encore parvenir à un accord.

Les difficiles "réparations"

Avec le centenaire mardi du massacre d'Afro-américains de Tulsa et après une année marquée par la mort de George Floyd, les appels déjà anciens à indemniser les Noirs pour les torts subis à travers l'histoire des Etats-Unis ont pris une nouvelle force.

Le président soutient un projet de loi visant à créer une commission d'experts chargés de faire des propositions sur l'indemnisation des descendants des quelque quatre millions d'Africains amenés de force aux Etats-Unis entre 1619 et 1865, date de l'abolition de l'esclavage. Ce texte, à l'ambition limitée, doit encore être soumis à un vote en séance plénière à la Chambre et son sort reste très incertain au Sénat. Mardi, alors que Joe Biden était attendu à Tulsa, la Maison Blanche a annoncé des mesures d'aide économique à la population afro-américaine, censées faciliter notamment leur accès à la propriété ou la création d'entreprises.

Coup sur coup, l'ancien vice-président de Barack Obama avait essuyé trois défaites humiliantes au démarrage des primaires démocrates, début 2020. Comment pourrait-il s'en relever? Malgré le scepticisme, son équipe maintenait la même ligne: Joe Biden devait attendre le quatrième scrutin, en Caroline du Sud, où les électeurs afro-américains beaucoup plus nombreux le porteraient dans les urnes.Gagné: le septuagénaire avait emporté une victoire écrasante sur ses rivaux, en février 2020, et poursuivi sur sa lancée jusqu'à décrocher l'investiture démocrate. Puis en novembre 2020, face au républicain Donald Trump, les Afro-Américains avaient encore joué un rôle clé dans sa victoire.Et le vieux routier de la politique ne les avait pas oubliés lors de son discours de victoire: Lorsque "ma candidature était au plus bas, la communauté afro-américaine a encore été là pour moi. Vous m'avez toujours soutenu et je vous soutiendrai."Avec la vice-présidente Kamala Harris, d'origine indienne et jamaïcaine, Joe Biden a constitué le cabinet comprenant le plus de diversité de l'histoire des Etats-Unis. 'ex-général Lloyd Austin est ainsi devenu le premier Afro-Américain à diriger le Pentagone, tandis que Cecilia Rouse est la première femme noire à diriger le Cercle des conseillers économiques du président. Les Américains noirs représentent 13% de la population mais avaient constitué 22% des électeurs de Joe Biden en novembre 2020, selon le "Joint Center for Political and Economic Studies", un centre de réflexion centré sur les questions concernant les Afro-Américains. Après ses 100 premiers jours de mandat, 24% de son cabinet était occupé par des Afro-Américains, d'après ce centre qui soulignait toutefois en avril qu'il restait "beaucoup de travail pour s'assurer une représentation juste et égalitaire" à tous les niveaux de l'administration.La mort de George Floyd le 25 mai 2020, sous le genou d'un policier blanc, avait provoqué une vague historique de protestations contre le racisme. Le candidat Joe Biden avait rencontré sa famille en privé, avant ses funérailles à Houston. Un an plus tard, désormais président, il avait reçu ses proches à la Maison Blanche le 25 mai. Reprenant les mots de la petite Gianna Floyd, qui répète que son père "a changé le monde", M. Biden avait alors affirmé: "Il l'a fait.""Nous avons tous vu le genou de l'injustice sur le cou de l'Amérique noire. Nous avons désormais une opportunité pour avancer réellement", avait déclaré Joe Biden devant le Congrès, fin avril. Il avait plus tôt promis d'oeuvrer vers un "véritable changement" en rencontrant des parlementaires noirs. Mais une pièce majeure de ces mesures, un projet de réforme de la police, stagne au Congrès. Le "George Floyd Justice in Policing Act" a été adopté en mars par la Chambre des représentants mais n'a en l'état que très peu de chances d'être approuvé par le Sénat. Les négociations se poursuivent toutefois entre républicains et démocrates qui espèrent encore parvenir à un accord.Avec le centenaire mardi du massacre d'Afro-américains de Tulsa et après une année marquée par la mort de George Floyd, les appels déjà anciens à indemniser les Noirs pour les torts subis à travers l'histoire des Etats-Unis ont pris une nouvelle force.Le président soutient un projet de loi visant à créer une commission d'experts chargés de faire des propositions sur l'indemnisation des descendants des quelque quatre millions d'Africains amenés de force aux Etats-Unis entre 1619 et 1865, date de l'abolition de l'esclavage. Ce texte, à l'ambition limitée, doit encore être soumis à un vote en séance plénière à la Chambre et son sort reste très incertain au Sénat. Mardi, alors que Joe Biden était attendu à Tulsa, la Maison Blanche a annoncé des mesures d'aide économique à la population afro-américaine, censées faciliter notamment leur accès à la propriété ou la création d'entreprises.