Un mois après la publication d'un rapport choc sur les violences sexuelles commises au sein de l'Eglise française, les évêques catholiques ont annoncer mettre en place un fonds d'indemnisation pour les victimes de pédocriminalité qui sera financé par les biens de l'Eglise ou un emprunt.

Cette réponse se veut "la traduction concrète" des 45 recommandations de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise (Ciase), qui avait rendu un rapport accablant début octobre.

Cette commission a secoué toute l'institution en estimant à 330.000 le nombre de personnes de plus de 18 ans ayant fait l'objet de violences sexuelles depuis 1950, quand elles étaient mineures, de la part de clercs, religieux ou personnes en lien avec l'Eglise.

Suite à ce rapport, les évêques de France se sont réunis et on annoncé ce lundi reconnaitre la responsablité institutionnelle de l'Eglise de France dans ces faits de pédocriminalité. "Nous avons compris qu'il nous fallait au bout du travail de vérité", a expliqué Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France. "Nous avons décidé d'engager un chemin de réparation et d'indemnisation avec les victimes. Le mal commis doit être assumé. Ce n'est pas le cas de quelques individus isolés. Les personnes victimes n'ont pas été entendues comme il le fallait."

Les indemnisations seront individualisées. Le fonds ouvert pour les victimes sera financé par "des biens mobiliers ou immobiliers de la conférence des évêques et des diocèses".

Vers le Vatican

D'autres mesures sur le droit canonique, relevant du Vatican, seront transmises au pape. Les membres de la Commission présidée par Jean-Marc Sauvé, Eric de Moulins-Beaufort et la présidente des ordres religieux français Véronique Margron ont rendez-vous avec François à Rome le 9 décembre.

Un mois après la publication d'un rapport choc sur les violences sexuelles commises au sein de l'Eglise française, les évêques catholiques ont annoncer mettre en place un fonds d'indemnisation pour les victimes de pédocriminalité qui sera financé par les biens de l'Eglise ou un emprunt.Cette réponse se veut "la traduction concrète" des 45 recommandations de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise (Ciase), qui avait rendu un rapport accablant début octobre.Cette commission a secoué toute l'institution en estimant à 330.000 le nombre de personnes de plus de 18 ans ayant fait l'objet de violences sexuelles depuis 1950, quand elles étaient mineures, de la part de clercs, religieux ou personnes en lien avec l'Eglise.Suite à ce rapport, les évêques de France se sont réunis et on annoncé ce lundi reconnaitre la responsablité institutionnelle de l'Eglise de France dans ces faits de pédocriminalité. "Nous avons compris qu'il nous fallait au bout du travail de vérité", a expliqué Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France. "Nous avons décidé d'engager un chemin de réparation et d'indemnisation avec les victimes. Le mal commis doit être assumé. Ce n'est pas le cas de quelques individus isolés. Les personnes victimes n'ont pas été entendues comme il le fallait." Les indemnisations seront individualisées. Le fonds ouvert pour les victimes sera financé par "des biens mobiliers ou immobiliers de la conférence des évêques et des diocèses".D'autres mesures sur le droit canonique, relevant du Vatican, seront transmises au pape. Les membres de la Commission présidée par Jean-Marc Sauvé, Eric de Moulins-Beaufort et la présidente des ordres religieux français Véronique Margron ont rendez-vous avec François à Rome le 9 décembre.